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What's your lyrics?

par Mammouth obsolète

La poésie dans les chansons est pour moi la plus belle utilisation des mots, des sons.
Rien à voir avec « avoir la bonne note » ou « chanter faux », je parle ici de sonorité arbitraire qu’on a associé à des syllabes pour en faire des mots. Rien à voir non plus avec le slam, c’est un escalier de coches au-dessus.
Je pensais à ça en écoutant de la musique, surprenant non ? Alors voilà, ce n’est sûrement pas le plus beau vers chanté qui existe mais c’est le suivant qui m’a envahi et que j’ai besoin de faire connaître, de donner tout simplement :


Puisqu’on se lasse de tout
Pourquoi nous entrelaçon-nous ?

Les écorchés, Noir Désir, Bertrand Cantat

Et vous ? Parfois, souvent ? Quel vers musical vous touche à vous faire frissonner ? (Pas obligé de frissonner, juste l’aimer [genre like, même pas love] c’est assé) Répondez en grand nombre, ça pourrait être intéressant et vous courez la chance de gagner deux billets pour aller voir votre artiste live in stereo dans un salon près de chez-vous. Paroles francophones s.t.p. et pas de couplet ou refrain en entier s.t.p.

Merci de votre collaboration, j’espère découvrir ou redécouvrir vos paroliers (Luc Plamondon est discalifié parcequ’il demeure en Irlande).

Maxime n'est pas un poète, il n'a que les doigts jaunis par les cigarettes. Il n'est pas non plus un mammouth. Dernières publications : Henry Ford, Relief et Àtoi. Voir tous les articles par Mammouth obsolète

commentations

Rase ta rate – 2008.02.28 4:54 PM

Ha !
je veux te répondre…
Je suis pas sûre, je fouille pis je te reviens là-dessus.
Ça m’intéresse.

L'Enfant – 2008.02.28 7:13 PM

Tout le monde a de l’enfance qui ronronne au fond d’une poche oubliée.
…………..Mme Sarkozy alias Carla Bruni

Föv Tuchte – 2008.02.29 1:45 AM

Dis l’oiseau, oh ! dis emmène-moi
Retournons au pays d’autrefois

L’aigle noir de Barbara. J’aime bin les deux premières aussi :

Un beau jour, ou peut-être une nuit
Près d’un lac je m’étais endormie

Mammouth obsolète – 2008.02.29 1:54 PM

C’est dans le même genre que :
« Ça fait rire les oiseaux et danser les écureuils »,
de la cie Gréole.

Föv Tuchte – 2008.03.01 2:57 AM

À mes yeux, absolument pas. C’est complètement autre chose. J’essayais même pas d’être drôle. L’aigle noir, la version originale, de Barbara, c’est, pardonnez l’expression, complètement fucked up. Je like.

frankéboy – 2008.03.01 12:02 PM

Chaouin de Fred Fortin. Au complet… Génial !

Ma maison tombe, mon toit s’écroule
Mon char est jacké dans l’décor
Mon chien a mangé toutes mes poules
Aussi ben d’oublier les oeufs d’or

Le journal jaunit devant la porte
La boîte à malle a crissé l’camp
On s’laisse aller en quelque sorte
J’me conte des peurs en attendant

J’me branle en même temps qu’mon vieux litte
Mais on fait semblant d’pas s’entendre
Je regarde flotter mon oeil de vitre
Pis mon dentier qui rit à s’fendre

J’me couche dans mon cerne de matelas
Ça m’écoeure pas c’est mon aura
J’prie l’bon Dieu qui s’ferme la gueule
Pas besoin d’lui, chu ben tout seul

J’arrive à peine à m’endormir
Par la fenêtre, j’peux voir les étoiles
J’me demande quessé qu’ça fait d’mourir
J’y pense pas trop, ça m’lève le poil

La lune que j’vois est déjà morte
Moé j’suis pareil sauf j’suis vivant
J’me laisse aller en quelque sorte
J’me conte des peurs en attendant

ë. – 2008.03.02 1:13 PM

Tu es ma piqûre, je suis junkie de toi
Tu es la torture et le docteur à la fois

« Les coquerelles du ciel » Jean Leloup

ë. – 2008.03.02 1:32 PM

Et même si je pense à toi
à toutes les heures de la journée
Et même si je pense à toi
Jamais je ne reviendrai

S’il faut recommencer la bataille
Je laisse tomber, je ne suis pas de taille
Je ne veux plus me battre avec toi
Je ne veux plus me battre avec toi

« Je suis parti » Jean Leloup

frankéboy – 2008.03.02 11:22 PM

Ah oui ! Je suis parti = perfection !
Le mariage paroles/musique est complet, surtout ceci…

La plaine est morne sous la pluie
Nuages bas, le temps est gris
La plaine est triste sous le deuil
Et la carcasse du chevreuil

Quoi dire de plus, tout est là…

frankéboy – 2008.03.02 11:25 PM

On n’a pas ben ben compris le concept « pas de refrain ou couplet au complet »… Coudonc!

Mammouth obsolète – 2008.03.03 1:05 AM

Merci pour le rappel, si facile de s’emporter….

ë. – 2008.03.03 11:03 AM

ahahah je sais

J’ai vraiment été incapable de couper « je suis parti », car c’est l’idée contenue dans les 2 couplets qui me touche tellement.

Je me suis laissée emporter.
désolée :)

rasta – 2008.03.03 1:55 PM

Le collier que tu m’avais fabriqué,
hier à cinq heures moins quart s’est brisé,
que s’est-il passé à cinq heures moins quart ?
Probablement qu’on te voulait du mal.

Ça, moi j’aime bien.

Mais pour moi, la chanson le Dôme, ça reste… le Dôme.

Rasta – 2008.03.03 2:00 PM

Fuck ! Fooooov !
Barbara est freakante ! Je viens de regarder ça… ses moves d’épaules, ça voix cassée, pis toute pis toute.

Elle a pas l’air bien. Ou à jeûn.

Föv Tuchte – 2008.03.03 6:25 PM

Bon. Je te l’avais dit ou pas!

Mister Boy – 2008.03.05 2:22 PM

C’est vraiment une excellente idée et bon choix de vers !

Mais il y en a teeeeellement. Je vais commencer par une chanson d’Anne Sylvestre, très à propos sur Pochour. Je peux pas trier dans cette toune.

Écrire pour ne pas mourir.

Que je sois née d’hier ou d’avant le déluge,
j’ai souvent l’impression de tout recommencer.
Que j’ai pris ma revanche ou bien trouvé refuge,
dans mes chansons, toujours, j’ai voulu exister.

Que vous sachiez de moi ce que j’en veux bien dire,
que vous soyez fidèles ou bien simples passants
et que nous en soyons justes au premier sourire,
sachez ce qui, pour moi, est le plus important,
est le plus important.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, sagesse ou délire,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce qui m’a blessée,
dire tout ce qui m’a sauvée,
écrire et me débarrasser.
Ecrire pour ne pas sombrer,
écrire, au lieu de tournoyer,
écrire et ne jamais pleurer,
rien que des larmes de stylo
qui viennent se changer en mots
pour me tenir le cœur au chaud.

Que je vive cent ans ou bien quelques décades,
je ne supporte pas de voir le temps passer.
On arpente sa vie au pas de promenade
et puis on s’aperçoit qu’il faudra se presser.

Que vous soyez tranquilles ou bien plein d’inquiétude,
ce que je vais vous dire, vous le comprendrez :
En mettant bout à bout toutes nos solitudes,
on pourrait se sentir un peu moins effrayés,
un peu moins effrayés.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, tendresse ou plaisir,
écrire pour tenter de dire,
dire tout ce que j’ai compris,
dire l’amour et le mépris,
écrire, me sauver de l’oubli.
Ecrire pour tout raconter,
écrire au lieu de regretter,
écrire et ne rien oublier,
et même inventer quelques rêves
de ceux qui empêchent qu’on crève
lorsque l’écriture, un jour, s’achève…

En m’écoutant, passant, d’une oreille distraite,
qu’on ait l’impression de trop me ressembler,
je voudrais que ces mots qui me sont une fête,
on ne se dépêche pas d’aller les oublier.

Et que vous soyez critiques ou plein de bienveillance,
je ne recherche pas toujours ce qui vous plait.
Quand je soigne mes mots, c’est à moi que je pense.
Je me regardais sans honte et sans regrets,
sans honte et sans regrets.

Ecrire pour ne pas mourir,
écrire, grimacer, sourire,
écrire et ne pas me dédire,
écrire ce que je n’ai su faire,
dire pour ne pas me défaire,
écrire, habiller ma colère.
Ecrire pour être égoïste,
écrire ce qui me résiste,
écrire et ne pas vivre triste
et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et ne pas me foutre à l’eau.

Et me dissoudre dans les mots
qui soient ma joie et mon repos.
Ecrire et pas me foutre à l’eau.

Ecrire pour ne pas mourir,
pour ne pas mourir.

Mister Boy – 2008.03.05 2:29 PM

SHIT… je viens de lire le rappel à l’ordre, désolé.

Mon corps c’est un pays en guerre, sur le point d’finir
le général de l’armée d’terre, s’attend au pire
j’ai faim, j’ai frette, je suis trop faible pour me l’ver d’boutte
On va hisser le drapeau un point c’est toute.

« Dehors Novembre » les Colocs

Mister Boy – 2008.03.05 2:32 PM

Il faut avoir doit au quatrain, c’est souvent en quatre que l’ensemble s’expose.

Mister Boy – 2008.03.05 2:34 PM

Le futur est devant, le passé est derrière
si tu veux le présent, r’garde toé dans l’mirroir

  • Fred Fortin
Mister Boy – 2008.03.05 2:36 PM

J’ai fait une erreur sur celle des Colocs.

Mon corps c’est un pays en guerre, sur le point d’finir
le général de l’armée d’terre, s’attend au pire
j’ai faim, j’ai frette, je suis trop faible, pour me l’ver d’boutte
On va hisser le drapeau blanc, un point c’est toute.

Mister Boy – 2008.03.05 2:37 PM

Ma vie est une simple histoire
je suis tel sont mes parents
ma mère vendait des bouteilles
pis mon père buvait tout l’temps

  • Fred Fortin
Mister Boy – 2008.03.05 2:52 PM

Je me rends, main en l’air, par le funiculaire
vers la chaude prison, de ta combinaison

  • Thomas Fersen
Mister Boy – 2008.03.05 2:54 PM

dans les transports en commun, les filles sont verveuses
les hommes ont le pied marin et la main balladeuse

Mister Boy – 2008.03.05 2:55 PM

Osti. je suis trop emballé.

dans les transports en commun, les filles sont nerveuses
les hommes ont le pied marin et la main balladeuse

  • Thomas Fersen
ë. – 2008.03.05 3:43 PM

ahahah j’adore ça quand tu es emballé.

J’aime vraiment l’idée de cet article.

Mister Boy – 2008.03.05 3:57 PM

Payer une téquilla à la dernière fille du bar
(bang bang bang)
Un maximum d’amour pour un minimum d’effort
(bang bang abng)

  • David Portelance
Mister Boy – 2008.03.05 6:54 PM

Allez donc savoir qui a raison qui a tort
et qui peut célébrer la victoire
quand les peuples font le décompte de leurs morts
quand vainqueurs et vaincus doivent se vêtir de noir

  • Vilain Pingouin
Rase ta rate – 2008.03.06 10:14 AM

Autre chose, paroles idiotes mais qui clanchent sur une piste de danse :

Quand les mecs de TTC débarquent dans le club,
avec leur dégaines de branleurs moitié feug, moitié nerd,
soudain toutes les meufs ressentent quelque chose de bizarre dans leur coeur.

Je sais pas pourquoi, mais ce refrain tue tellement!

Mammouth obsolète – 2008.03.23 5:29 AM

Fred Fortin ? Jean Leloup ? et qui d’autres ?

Arrive à’track
Check la pancarte
Saute la track
Tête-à-queue fa’que
Pardu mes claques
Arrive au lac
Pus d’ lac
Vire de bord
Pus d’ bord.

Richard Desjardins, Kooloo Kooloo : juste pour le beat et une entrée en matière efficace.

"Alors je compte jusqu’à trois
et toutes vos filles pour nos soldats
Le grain, le chien et l’uranium,
l’opium et le chant de l’ancien,
tout désormais nous appartient
et pour que tous aient bien compris,
je compterai deux fois
et pour les news d’la CNN :
Tell me my friend,
qui est le chef ici ?
Et qu’il se lève !
Et le soleil se leva.

Richard Desjardins, Les Yankees : particulièrement cette strophe…

Mister Boy – 2008.03.24 9:05 AM

j’adoooore Desjardins mais quand j’ai essayé de choisir seulement 2 ou 4 strophes, j’arrivais pas, il me faut ses tounes complètes.

Etchmiadzine – 2008.05.07 9:43 PM

Un plus un donne deux / Mauve moins rouge donne bleu

Ça – Daniel Boucher

j’aurais aimé écrire ça!

Sérieux – 2008.05.08 9:59 AM

Se plantent le nez au ciel
Se mouchent dans les étoiles

  • Brel, Amsterdam
Lecteur du soir – 2008.05.08 5:13 PM

L’humanité me fout la trouille
Je cherche la paix dans le néant

Alexandre Belliard

Lecteur du soir – 2008.05.08 5:27 PM

Quand j’aurai coupé la ficelle
Jetez-moi dans une poubelle

J.-P. Ferland

Lecteur du soir – 2008.05.08 5:30 PM

Dieu est un Français
(God is an American)

J.-P. Ferland

Lecteur du soir – 2008.05.08 6:06 PM

Sais-tu au moins que tu m’as fait croire
Qu’y est encore possible d’être heureux

Les Cowboys Fringants

Mister Boy – 2008.06.05 10:04 AM

Les morts qui seront fait là-bas
seront en bonne santé je crois

  • Leloup
Mélanie – 2008.07.04 9:54 PM
  • Mais oui ! Regarde-moi !

A chaque fois j’y crois
Et j’y croirai toujours
Ça sert à ça, l’amour !

Édith Piaf

Föv Tuchte – 2008.07.05 1:11 PM

There is a light.

  • ASMZ
Mammouth obsolète – 2008.07.18 11:35 PM

Triste époque formidable
comme un hamac en suspension entre un seul arbre.

Jérémi Mourand

valdéri – 2008.07.23 10:37 PM

« Pour ne pas être les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise, mais enivrez vous. » (bon c’est pas des paroles de chanson… mais c’est aussi valable) C. Baudelaire

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