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PM14
Des affaires niaiseuses

par Föv Tuchte

Ô qu’elle est douce la nostalgie du bon vieux temps. Ce temps où les phrases longues et parsemées d’incices et/ou appositions à n’en plus finir – quoi que la plupart du temps justifiées et complètement pertinentes et contextuellement nécessaires – pululaient parmi les essors, disons le franchement, quotidien de ma verve qui, ma foi, n’a plus 20 ans.

Certains le pensent, je le dis, je ne le danse pas vraiment, mais vout de biande en bois que n’était pas facile le secondaire. L’éloquence même pour exprimer comment des fois n’est pas facile de se vider du dedans sur le dehors pour que ça donne du visible et du plaisant. Tantôt on m’asperge violemment de pouish pouish désagréable parce que j’ose « ne rien dire », pardonnez-moi, je suis, tel un politicien, pris au piège de mon propre vice et l’absence de contenu qui me frappe de plein fouet tel un maître de cirque dompte un méchant méchant méchant tigre dans un cirque; or donc je me retrouve à n’avoir qu’à écrire le grand rien qui m’habite™.

Je me rappelle ce temps, oui celui-là, où je me domptais, disciplinais avec une fougue d’acier trempé à publier minimalement hebdomairement un chef d’œuvre quelconque qui – je l’espère toujours – aurait changé la face du monde tel qu’on la connaît. Faut avouer qu’il n’est pas ambitieux à moitié de vouloir défigurer l’humanité, tout de même. Mais, maintenant, n’est pas pareil, non. Différent, c’est.

Toutefois, il est par contre et néanmoins difficile d’escamoter et de nier en bloc au cube son passé. Voilà que je trotte dans la rue et qu’au son que font les objets de mes poches on m’hèle : « C’est vous ! Vous êtes celui qui ! Hebdomadairement ! La face de l’humanité! » Non que je me dois de leur répondre à tous ces pauvres nostalgiques – car comme moi ils sont atteints de cette grave pathologie (un exemple classique et connu de gens dangereusement atteint par cette maladie – on parle de phase terminal ici – sont les Cowboys Fringants) nostalgique qui les pousse à me percevoir tel que j’étais il y a de cela plusieurs lunes, soit environ 18 mois.

Demandons nous maintenant en ce pain de ce jour si remède il y a pour combattre l’inertie viruelente et grimpante dont nous sommes pour la plupart victimes (méchante inertie ! méchante!)! Pourquoi frapper de ton apathie tant de génie créateur au service du bien des petits et grands ? Pourquoi ? N’avions nous tous perdus nos deux bras ? La touche E de notre BlackBerry ? Des kiwis et des n’hommes c’est trop bon ? Est-ce parce que j’ai autres choses à faire ?

La réponse ! Vous ne la saurez pas dans le prochain épisode, mais dans les commentations ou le débat du jour est maintenant lancé, sires et dames, maintenant ouvert dis-je, sur le sujet, bien que convoité par plusieurs, il s’en retrouve seulement discuté ici, à savoir si, réellement, une cause concrète existe au cœur de nous tous pour que ce tantrisme, lire un mot plus significatif, a-systématique, répétez l’action sus-mentionnée, et vide de sens ou d’effort épidémise toutes formes de projet sociétal.

Réellement ? Concret?

Troisième d’une famille de quatre enfants, Föv est en fait une des tétines de Paul Francoeur. Dernières publications : L’église magique, There is a light et Rectal duplication. Voir tous les articles par Föv Tuchte

commentations

JoDoo – 2007.06.18 9:32 PM

Roger ! Viens voir, chu perplexe!

L'Enfant – 2007.06.18 11:21 PM

Les préfixes pullulent et les phrases se concrétisent en idées, le vide écrit se remplit de tout et voilà que des affaires niaiseuses apparaissent derrière la rétine des Pochourien-ne-s.

L'Enfant – 2007.06.18 11:22 PM

Pulluler, c’est mon mot, voyou.

Föv Tuchte – 2007.06.20 1:25 PM

Pulluler c’est un mot.

JoDoo, ta remarque m’a fait sourire.

JoDoo – 2007.06.20 7:04 PM

Je ne voyais absolument rien d’autre de plus pertinant à dire ;D. Effectivement, je n’y ai rien compris (malheureusement Roger est un personnage fictif)!

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