Dernièrement, j’ai acquis (en comptant le disque de mon colocataire dans le total) la « totale » de la discographie de Fly Pan Am. Un groupe composé de membres de la formation plus connue Godspeed you ! Black Emperor et d’autres musiciens très compétents. Le groupe est à ne pas confondre avec GY!BE, car bien différent sur moults points, mais tout de même dans une veine musicale relativement semblable… le bon vieux post rock.
La discographie complète de Fly Pan Am se chiffre à trois albums (sans compter le 33 tours avec une chanson que l’on retrouve sur le premier album ni l’album prévu pour septembre 2004) et chaque album offre quelque chose de différent/intéressant mais relativement similaire. Je dois aussi dire que le groupe possède les « noms de tounes » (ou nomenclature pour les intellos) les plus extravagants que j’ai jamais croisé de ma vie, ce qui est fabuleux car c’est gratuit à l’achat du disque !
Le premier Fly Pan Am – Fly Pan Am (album éponyme si j’ose dire, paru en octobre 1999) offre une heure de musique expérimentale, explorative (si c’est un mot) et bien plaisante. Transitions abruptes, bruits bizarres et rythmes qui font fermer les yeux et hocher la tête sont au rendez vous.
Ensuite, Fly Pan Am – Sedatifs en séquences et sillons (paru en octobre 2000) s’avère être un album beaucoup plus court (e.p. de 30 minutes) et extrêmement plaisant à l’écoute. La demie heure se déroule avec une aisance bien singulière. Qualifié comme étant un énorme retour sur eux-mêmes et un « medley de genres », l’album consiste en un travail de révision, reconfiguration, de différentes sections (ou fragments) de morceaux déja existants rejouées de manières différentes. Grichages, crissages, bruits de moteur et petites voix douces : c’est exquis.
Puis, Fly Pan Am – Ceux qui inventent n’ont jamais vécu, la cerise sur le sundae pour l’instant, couronne très bien ce tour du chapeau musical. Du rock instrumental étrange, de l’auto-sabotage et même un voyage « behind the disc » (vous comprendrez à l’écoute). Ne vous inquiétez pas, votre lecteur DC n’est pas brisé…
Ajouts ajoutés par la suite du après…
Apothèose du tout (toujours moi et mon coloc) nous nous sommes procurés le dernier album de Fly Pan Am N’écoutez Pas. Album que je ne recommanderais pas aux personnes moins initiées en la matière (i.e. ma mère ou le maire de Montréal), contenant beaucoup d’expérimentations frôlant l’électro-acoustique semi mélodique, mais qui, dans ses segments musicaux, contient un son nouveau, mais fidèle à Fly Pan Am, et pas mauvais du tout.
Pour finalement conclure avec le summum du maximum : le concert. Auquel nous avons assistés ce samedi 16 octobre et qui fut, ma foi, très plaisant. Nous avons pu jouir auditivement de plusieurs remaniements (et mêmes d’un morceau inédit si nous nous abusons guère) des pièces du troisième et dernier album. Le volume était à fond, d’ailleurs je me demande si mes oreilles ne cillent pas encore à cause de cela. Mais, sérieusement, « live » c’était quelque chose ! Deux fois plus vite, deux fois plus fort, c’est le genre de choses qui s’endisquent pas et qui font naître un sentiment de satisfaction dans le ventre (ou dans la tête… c’est votre choix) de l’auditoire.
Je dois avouer avoir eu beaucoup de misère avec ce groupe au début, par contre plus je m’y mets plus j’apprends à apprécier ce groupe bien singulier. À acheter. Si vous êtes pas surs… achetez Sédatifs en séquences et sillons, c’est le moins cher ! Ce conseil étant relativement stupide et ne vous fiez pas aux titres d’albums : écoutez-en puis décidez par vous mêmes. Vous êtes assez grands quand même…
Troisième d’une famille de quatre enfants, Föv est en fait une des tétines de Paul Francoeur. Dernières publications : L’église magique, There is a light et Rectal duplication. Voir tous les articles par Föv Tuchte