Alors voilà, au lieu de mes textes parlant d’une analyse personnelle de ma sexualité, ou bien de ma nouvelle mélancolie de l’heure, je vais vous présenter un artiste peut-être déjà connu quoique caché sous le fond de culote de l’industrie du disque.
C’est Simon Jodoin
Sous ses airs de n’importe qui, qui fait n’importe quoi, le rapprochement conceptuel avec pochour n’est que fortuit, il nous offre une musique simple, mélanco, folk, aux textes insisifs, mais plus que compréhensibles. D’ailleur, voici un petit lien pour aller télécharger gratuitement le démo de son disque intitulé Folk Off. C’est en bas de la page Tancrède.
Il ne fait aucun détour pour dire fuck off dans les deux langues aux cravatés avides de nous enseigner la vérité à coup de papier créanciers. Sa poésie et le sentiment l’emporte toujours sur une quelconque partisannerie, et la musique lente et simple nous laisse le temps de voyager dans la totale dépossession de l’être (ne vous inquiétez pas, il ne cherche pas ultiment la chose en soi).
En fait, peut-être que quelques autres illuminés connaitraient sont ancien groupe de musique, Mort de Rire, qu’il distribue totalement gratuitement.
Par la diffusion totale de ces ancien albums et la diffusion gratuite du démo de son album, Simon prend une prise de position claire sur le piratage de la musique : « Le piratage nuit à la convergence des médias, vous achetez du plastique ».
Quelques autres trucs très intéressants sont là, sur le site, un peu partout, telle un poussière d’étoile pleurée sur le sort des humains. Entre autre, un film documentaire maison sur la Saint-Jean bastiste « alternative » fait par les Cowboys Fringants et les Loco Locass à la modique somme de 25$. Des essais de rythmes jazzy très intéressants et un lien vers Bass ma boom, site d’un ami, Vander, ancien bassiste des colocs, et vénérable dub master.
En tout cas, j’espère que la forme garochée (c’est pas nouveau) et sans aucun sens de l’esthétique de cette petite revue musicale d’une artiste de nulle part, ne vous empêchera pas d’aller fait un ti détour par là, question de voir ce qui se tramme chez nos amis musiciens-poètes-déchus-mais-tout-de-même-contemporains.
À bientôt les coco-e-s
Un joli sourire. Des rires. Une joie. L'ironie d'être seul en soi, ne pouvoir être que soi. J'ai remonté la falaise en me plantant. Ça laisse des blessures, mais on apprend. On grandit, on vieillit, on décrépit et on aime ça (du moins on peut). Dernières publications : Les drogues, Écriture automatique 1 et Ce ne sont que fabulations. Voir tous les articles par JoDoo