Souvent considéré comme la méninge principale du groupe des trente sous, Mario Proulx est né un soir de mai. Inutile de dire en quelle année, puisque c’est en 1953, et 1953 est une année banale. C’est d’ailleurs en cette année de 1953 que Mario Proulx est né. Il s’est conservé dans une boîte de conserve jusqu’à l’âge de 16 ans, puis s’est rendu au Portugal pour y apprendre l’allemand, sans trop de succès puisque c’est finalement du russe qu’il s’est épris. Il possède maintenant cette langue dans sa poche, et bénéficie d’un sourire une fois chaque mois, lorsqu’il fait ses dents d’adulte en chantant les vers de son tube favori, une chanson du groupe Ozone, « inspiration première de cet artiste sens égal », nous dit Jean-François Proulx dans la dense biographie publiée récemment aux Éditions de Minuit et Demi Trois Heures Moins Quart. Acteur, publiciste, éboueur, journaliste, danseur, conteur, inventeur, Mario n’a occupé aucune de ces fonctions, pratiqué aucun de ces métiers. Mario est d’abord un être humain loin d’être nues mains, puisqu’il porte ses célèbres gants de cuir au quotidien, lorsqu’il conduit son vélo à moteurs (oui, deux moteurs propulsent son vélo).
Être effacé, invisible, caché, aucune description physique ne nous fournit une image convaincante de ce personnage : Jean-François Proulx parle d’un « être (qui) court sur pattes » avec des « taches jaunes et de petits picots verts en haut de la croupe ». D’autres auteurs suggèrent que Mario portait les yeux à taille basse et cirait toujours ses oreilles avant de faire des conférences durant lesquelles il exposait ses thèses sur l’existence terrestre. On sait qu’il refusait de se considérer philosophe, bien que les Sartre, Merleau-Ponty, Althusser et autres penseurs français (c’est-à-dire : de France) en aient fait leur principale inspiration. Ainsi, Jean-Paul Sartre publia « L’Être et le néant. Ou le monde sans Proulx » en 1976, ouvrage clé du siècle dernier dans lequel on peut lire : « C’est l’Autre, par ses gestes, son regard, qui me ramène à moi-même : c’est depuis l’Autre que se constitue le Même. Et c’est Proulx qui me ramène aussi ». Merleau-Ponty renchérissait : « Le visible de Proulx est notre invisible : dans la chair de Proulx se trouve la chair du monde ».
Proulx s’éprit de littérature en très jeune âge : à 8 ans, il écrivit le célèbrissime « À la recherche du temple Herdu » ; à 9 ans vint « L’être en G » ; à 15 ans, il découvrit le calmar frit et rédigea -selon la légende : il dicta le texte en quelques minutes à sa secrétaire- « Le choueur ». Il tourna son premier film à l’âge de 20 ans : « L’orange messianique », fit son premier saut de parachute l’année suivante, épousa la fille du cousin de la reine d’Angleterre, apprit à faire des chips maison, à attacher ses chaussettes, participa à la révolution industrielle, inspira le créateur du bouton à 6 troues et du rasoir à trois lames -il participa également au comité qui travailla à la création du rasoir à cinq lames.
One was the right and ever ridge the forward. Step in the corn. Take the winker that bugles the stampeed. Right and sturf. Shinkle the crindge and wredgend the way of the tournituring fonkle. Yeah ! One a send a burn ? For the centurgobadge and every thinkout ferding that looft-hand for the wrondging mucker "step-in-a-luckyard-poodle-rapping-popcorn"! Dernières publications : Mario intégral, Quelle esl la ? et Quelle est la valeur de ?. Voir tous les articles par Oussama Oncle Ben La Den