Viens vite reviens vite
Ma belle brève ma confuse
Ma grive ma grève d’où fuse
Des sourires que rien n’effrite
À ta vue s’arrête l’analye
Je cesse de considérer
Comme un con sidéré
Par l’ampleur du splendide
Qui t’anime qui t’habite
Qui émane du sens vide
Je veux faire avec toi
Combats guerres et débats
Les ébats de nos chairs
Englobés dans la sphère
D’une bulle de s’avoir
Atrocement éphémère
Viens vite je t’invite
Moi le visionnaire vulnérable
Comme un vieux crabe
Sans pinces ni carapace
Oui moi je t’invite encore
Et encore à corps nu
Souverain déchu régnant
Sur ses grands champs de chair
Tendue qui s’étendent
À perte de vie dans l’infini
Du maintenant et de l’ici
Je t’invite sur le chemin d’terre
De mes rêves et désirs
Cahoteux et poussiéreux
Mais menant droit à la rive
Où les vagins vallonneux
Accouchent des horizons édeniques
Ne me ferme pas la porte de tes origines
Je vois en toi des cercueils
Qui méritent d’être ouverts
Enterrés vivants des souvenirs
Y suffoquent et pourrissent
Et dégagent des odeurs de rixes
Sur le fil de ta mémoire
Je défile funambule
Acrobate de ta paix
Et dompteur de tes peurs
Viens que je t’injecte mon amour
Tel un antidote universel
Tel un remède au mal-être
Et aux guerres intérieures
Allez chère délicate
Tu n’as plus à attendre
Mon coeur entier pour toi
Saignant battant
Gît sur l’autel
Prêt à être déchiré déchiqueté
Découpé en lamelles
Ma belle je suis à toi
À toi toute seule
Comme un présent que le présent
Te présente bien humblement
En espérant bourré d’attentes
Que tu partes sans plus de temps
Vers l’avenir vers l’amour
Vers le rire essentiel
Allez chère ange
Déploie tes ailes
Et viens vite s’il-te-plaît
Me chatouiller les aisselles
De tes plumes célestes
Allez chère demoiselle
Viens vite reviens vite
Toi la voyageante
Et en bon recevant
Je recouerai tes semelles
Viens vite reviens vite
Toi la voyageante
Et en bon recevant
Je remplirai ta gamelle.
Quand on fait rien i s'passe quand même des affaires. Dernières publications : Ouânetou ouânetou test, PM32 et Poème de fridge 2. Voir tous les articles par Yéti-Hyène Saint-Prodige