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LE SECRET DE GINETTE

par martin

L’écho d’une petite voix intérieure peut ébranler les montagnes les plus solides. Même quand on s’appelle Ginette Reno.

La cafétéria grouille de monde. Après un avant-midi bien rempli, les artisans du film Le Secret de ma Mère calment les gargouillis de leur estomac. Ginette Reno ne fait pas exception. Dans un coin lumineux de la pièce, elle reçoit Famous Québec pour le dessert. Son personnage la suit : perruque frisée grise, costume de deuil élégant. « Quand ils m’ont choisie, raconte l’artiste, ils voulaient une femme capable à la fois d’être drôle puis, par moments, un peu dure. Mais aussi, quelqu’un dont on sente toute la vulnérabilité. » Le nouveau film de la réalisatrice Ghyslaine Côté (Elles étaient Cinq) tourne autour des secrets de famille. Lors des funérailles de son père, une jeune femme (Céline Bonnier) apprendra des choses insoupçonnées sur le passé de ses parents. Reno y incarne l’ex-épouse du défunt, la mère cachottière. La sortie de cette comédie aux accents dramatiques est prévue pour l’automne prochain.

Si elle joue les discrètes à l’écran, dans la vie, l’interprète de Je ne suis qu’une chanson donne plutôt dans la confidence. Malgré le brouhaha de la salle à manger, une bulle d’intimité s’installe rapidement autour d’elle. « Moi, j’ai le feu sacré, avoue Reno d’emblée. Jusqu’à la fin de mes jours, je vais toujours avoir cette espèce d’émerveillement… Je vis à outrance. Je veux toujours parfaire mon être dans tous les domaines de ma vie. » Chanson, cinéma, peinture, écriture, la femme aime créer, explorer, se dépasser. Ce qui ne se fait pas toujours sans douleur. Cet abandon, ce souci de perfection rend l’accouchement de chaque rôle vraiment difficile. Tellement que l’actrice admirée avoue l’inavouable : en dépit du plaisir qu’elle retire sur un plateau de tournage, elle pourrait très bien se passer du métier de comédienne. « Si j’ai à jouer quelque chose, je me donne entièrement et totalement, explique avec candeur l’artiste. Je souffre énormément. Pas quand je tourne, mais quand j’ai le scénario entre les mains. Ils me le donnent, je le lis et je me dis : Comment je vais faire ? Comment je vais m’y prendre ? Toutes ces pages à étudier, tout ce texte-là! À chaque fois, je suis découragée. »

Malgré l’inquiétude qui la ronge (et les tremblements de jambe avant certaines prises), Ginette Reno s’en tire pourtant bien. Ses performances impressionnent tant le public que la critique. Plusieurs la qualifie de comédienne naturelle. « Je sais pas ce que je fais, mais on dit que la caméra m’aime », avoue-t-elle. L’actrice a tout de même fait ses classes. Vingt ans avant Laura Cadieux, elle étudiait l’art dramatique chez Lee Strasburg à Los Angeles. Naturelle ou pas, la somme de travail qu’elle met dans chaque rôle tient plus de l’entraînement militaire que du camp de vacances. « Je commence toujours par lire, lire, lire, lire, explique-t-elle. J’apprends, j’étudie mes lignes, je les écris, je les imprime. Une fois que je connais le texte, j’installe l’intention, l’émotion. Je travaille à outrance jusqu’à ce que ça devienne, pour moi, une seconde nature. »

Avec cette discipline de fer, on comprend pourquoi la comédienne se laisse autant désirer. Que quatre longs métrages en quatorze ans. (Le Secret de ma Mère sera le cinquième). Pourtant, la demande est là. Pour jouer dans le film de Ghyslaine Côté, Reno a dû refuser trois propositions. Évidemment, les réalisateurs qui souhaitent la charmer le feront d’abord par un scénario intéressant. « Il faut que la forêt soit bonne! » dira-t-elle. Si c’est insuffisant, reste à allumer la groupie en elle. Parce que ce que Ginette Reno aime le plus dans le métier d’actrice ce sont…les acteurs ! On a déjà hâte de découvrir la distribution du film qu’elle prépare sur l’histoire de sa vie. Qui la grande voix québécoise voit-elle dans son propre rôle ? Le mystère reste entier. « Au moment opportun, nous serons bien obligés de passer des auditions, mais pour le moment, je n’en ai pas la moindre idée. Mais comme nous aurons besoin d’au moins sept Ginette, il faudra vraiment les trouver !  »

Présentement entre les mains de Remstar, le film ne devrait pas voir le jour avant un an ou deux. Tout dépend du financement. Pour patienter, les fans pourront se rabattre sur la biographie de l’artiste qui devrait paraître à l’automne. Même si elle dévoilera un pan de son jardin intime, Ginette Reno n’oublie pas qu’ « on risque gros quand on se donne. » À l’aube de ses 60 ans, il lui semble essentiel de préserver sa part de secret. « Je crois que l’on garde les grands mystères qui ont fait de nous ce que nous sommes devenus. »

Alors qu’on aurait voulu en savoir davantage, un régisseur se pointe. Le plateau réclame l’interprète. Fin de lunch abrupte, la bulle est crevée. Dommage, on aurait bien pris un deuxième dessert.

commentations

Canette Premier – 2006.02.23 7:08 AM

heu…je vois pas ou tu veux en venir.

martin – 2006.02.23 7:18 AM

pourquoi tout devrait avoir un but, une fin?

Doright – 2006.02.23 8:12 AM

Bienvenue sur ce site Martin ! C’est toujours plaisant un nouveau nom dans la liste.

Loin de porter un quelconque jugement sur ce texte, dois-je rappeler que Martin a publié son article dans la section perte de temps sur un site où l’on peut publier n’importe quoi par n’importe qui ? Il est donc tout à fait normal de retrouver ce type de texte sur Pochour.

Maintenant, comme c’est aussi tout à fait normal sur Pochour, je me permets de dire que c’est pourri. Et en plus, je vois pas ou tu veux en venir…

C’est même pas drôle, c’est pas ridicule, c’est un compte rendu (possiblement totalement fictif) sur une rencontre avec Ginette Reno. Est-ce qu’on est obligé de ce taper ça ? Le but n’est pas nécessairement dans le contenu du texte, mais dans sa structure. Qu’est-ce que ça nous apporte, nous qui te lisons ? Publier une platitude juste pour la publier, tu peux bien le faire, mais ne t’attends pas à ce qu’on (en tout cas, à ce que moi) aime ça.

Par contre, tu écris bien et, surtout si cette histoire est fictive, tu démontres une bonne capacité à créer. Je suis certain que tu peux nous épater. Je te conseille donc de te forcer pour qu’on veuille te lire. C’est ça, le but.

Émilie H – 2006.02.23 8:34 AM

Hum hum. Primeur de la tite revue qu’on trouve en entrant din salles de cinéma mégasize. C’est le genre de choses que je me jure que je ne ferai jamais, et je me crois en disant cela.

Ça pis travailler pour Star Académie.

Pis d’autres affaires de même.

Perte de temps, oui. Mais ça me fait réaliser des choses, par rapport à ce que je ne veux pas faire, et par rapport au type de sacrifices que je suis prête -ou pas- à faire pour devenir la Émilie H à laquelle j’aspire.

Mais bon, faut pas se cacher que c’est dur, la vie d’artisan des médias. Pour exprimer l’importance du but suivi, je ne peux que citer l’abbé Richard parlant de Dieu : « Il suffirait que je le perde de vue un instant, que ça pourrait être dangereux. » Aidons-nous donc, pochouriens, à garder nos idéaux en vue, tout le temps, quels qu’ils soient.

L’avocat du diable – 2006.02.23 4:01 PM

Tout ne devrait pas avoir un but et/ou une fin, ce n’est pas un pré-requis dans la vie, surtout pas ici.

Doright : Étais-tu obligé de te taper ça ? Non. Tu as choisi de le faire. Donc, tais-toi et assume chéri. Est-ce que ça m’a apporté qqch d’aller sur ton blog ? Pas clair… Tout est discuté/discutable.

L’avocat du diable – 2006.02.23 5:21 PM

tient à s’excuser, car il a visiblement poussé la note un peu trop loin. Je ne tentais pas de planter le blog de Doright mais bien de lui faire comprendre que je trouvais ses arguments (quant à ce que lui a apporté ce texte ou son obligation à le lire) un peu louches. Comme ses textes, le blog de Doright est teinté d’une plume intéressante qui vaut la peine d’être lue si on s’intéresse à ce genre de choses.

Mea culpa.

Doright – 2006.02.23 5:27 PM

Quelqu’un qui a été sur mon blog, wow, ça ne fait que deux jours qu’il existe et déjà. Bon ne discutons pas de mes affaires ici, car avouons-le il n’y a pas d’intérêt à parler ou critiquer mon blog ici. Bien sûr que tout est discutable, et c’est justement pour ça que j’ai écrit ce commentaire. Le texte sur Ginette, c’est, comme le dit Émilie, ce qu’on lit dans les journaux à potins, et cou donc, si il y a des gens qui aiment écrire et lire ça, tant mieux pour eux. Ils ont plus de public que moi en tout cas !

Un nouvel arrivant apparaît, alors je me fais un devoir de lire son texte. Raison de plus pour ne pas se taire il me semble, et c’est de cette manière que j’assume. Quoi ? J’ai été trop rough ? Ben non, j’ai dit que je ne trouvais pas ça bon, et j’ai le droit, alors je ne me taierai sûrement pas. Il est le bienvenue et j’ai vraiment hâte de lire de quoi de nouveau, que ça soit une perte de temps (qui ne me fait pas perdre le temps que j’ai décidé de perdre) ou une oeuvre littéraire digne d’un grand écrivain. Et j’espère qu’au lieu d’être outré par mon commentaire, on le verra comme un coup de pied à la bonne place pour créer quelque chose qui va nous brancher.

Doright – 2006.02.23 5:29 PM

Et oups, j’avais pas vu le dernier commentaire de l’avocat…

Maintenant, continuons donc cette chère discussion sur le texte de Martin si d’autres veulent se prononcer.

Föv – 2006.02.23 5:42 PM

À croire que les cousins de gab écrivent plus que lui-même sur ce site…

Ce texte est pas intéressant et ne devrait pas avoir de raison d’être. Malheureusement, beaucoup de gens aiment lire ce genre de crottin littéraire. Pour ma part, j’ai rien à cirer des vergetures ou loisirs de Ginette Reno, de la reine ou de la sœur du coiffeur du chien de Dinde Hilton. On s’en bat les couilles comme une pluie de grenouille en hiver de juin.

Même un avocat du diable sait ça.

Canette Premier – 2006.02.23 7:56 PM

Ginette Reno m’intéresse dans une certaine mesure mais ce texte est tellement inintéressant qu’il rend son sujet banal.

J’en profite pour dire que je suis à la bibliothèque Nationale et qu’il y a au moins deux gars autour de moi qui loue des postes internet pour regarder des filles toutes nues et il y a aussi une grosse fille à moustache et long poils sur le menton qui marmonne en fredonnant la toune qui joue dans son walkman cassette. Je change de place.

Martin, savais-tu que Ginette s’est fait greffé la peau des fesses sur le nez à la suite d’un accident de balle molle ? En tout cas, c’est ca que ma mère m’a raconté. On va voir si tu le connaît, ton sujet…

Rase ta Rate – 2006.02.23 8:47 PM

Ce texte me semble tellement aseptisé, chirurgical et froid… on peut pas qualifier cette chose d’article, de critique, non ? J’ai ressenti aucune vraie émotion, tout est frime et surperflu. Je me sens dans un hopital vert-garde-malade. Ou dans une prison de la STASI… J’ai juste le goût de reprendre l’exercice pis de taguer les murs, faire des graffs partout pis de mettre de la couleur dans c’te fade-là.

ë. – 2006.02.23 10:39 PM

Cet article est typique du genre d’article de Elle-Québec.

Et que celui qui n’a jamais lu un article dans le Elle-Québec lui lance la première pierre.

Émilie H – 2006.02.23 10:47 PM

Ne manque plus qu’un texte de ta grand-mère, gab.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.02.24 10:47 AM

Je dois admettre que je ne connais pas Martin… et notre premier contact ne laisse pas présager une grande épopée de copinage. Toutefois, je reconnais que si cet article est teinté d’ironie mal comprise, qu’il se veut dénonciateur ou que Martin nous fait un exercice de style (style Elle Québec, je le reconnais), cet article est une réussite totale. L’effet est créé, l’angouement(langouman?) aussi.

Sinon, je suis avec vous. Mais je tiens à conserver ma position de non copinage radicale.

Patocka – 2006.09.24 7:20 AM

Whoaaa…

Je viens de tomber sur un trésor là…

Je savais pas que Pochour.com cachait ce genre de propagande. J’ai même rien à dire, je suis trop surpris.

Bon c’est tout je vais aller me rouler par terre un peu…

Patocka – 2006.09.24 7:37 AM

à la fin de l’acticle, on peut savourer cette délicieuse citation : «  le plateau la réclame  »… Il doit être masochiste ce plateau…

Patocka – 2006.09.24 7:43 AM

( j’aime me complaire dans l’humour de premier niveau )

Autre citation : «  on aurait bien pris un deuxième dessert  »…

Sti c’est Ginette elle-même qui l’a écris cet article.

Föv Tuchte – 2006.09.24 7:56 AM

Un peu comme un grand vin, ce texte s’apprend et demande une certaine période de temps avant qu’on puisse le savourer complètement.

Gab – 2007.07.11 6:15 PM

C’est toujours un plaisir de te lire, cher cousin.

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