je n’ai pour gloire
que de me fondre
me faire fossile
ou neige tranquille
des matins sourds
aux bruits de la ville
sourde à ses propres cris
alors que le nord s’effrite
en cascades et en rapides
que les phares s’écroulent
et que les épaves saoules
s’improvisent nos guides
je m’évapore calme car
je n’ai pour gloire
que de m’apprendre
à me fondre comme il le faut
comme un grand glaçon
à rebours des autoroutes
et chacune de mes gouttes
en guise de chanson
nous n’avons pour mort
que la fin de l’espoir
et n’avons pour routes
que le doute et l’espace
alors
avant que tout ne s’efface
pourquoi chercher la gloire ?
Quand on fait rien i s'passe quand même des affaires. Dernières publications : Ouânetou ouânetou test, Poème de fridge 2 et Cratères, lancement de. Voir tous les articles par Yéti-Hyène Saint-Prodige
