Par che nous y’a des bateaux
Des hosties d’gros bateaux
A’c des hosties d’bozos d’proprios
Du chiendent bipède en jet boat turbo
Ça déchire les vagues
Comme des mauvais ciseaux
Ça éclabousse les montagnes
Ça déracine les arbres c’pas creyab’
Un vrai fléau des flots yo
Y’arrachent l’espace aux paysans
Pour faire d’leux terres un enfer
Touristico-pédant-on-s’en-vient-
acheter-vos-descendants
Cé dins dents en sacrament
Les grands-parents en font des ACV
La Capitale vendu l’village y’é vidé
Pour laisser place au palaces
Qui s’installent en aval du ruisseau natal
Ça va vite pis ça fait mal
Pis ça sent l’restant d’paquebot
Partout dans l’bassin versant
Mais pour l’instant
Ch’pas assez pesant
Pour stopper l’temps
Faqu’en attendant
Pour pas trop avaler d’eau
J’traverse le siècle en pédalo
Cas où j’croiserais Ogopogo
J’aurais l’temps d’prendre
Des nices photos
Quand on fait rien i s'passe quand même des affaires. Dernières publications : Ouânetou ouânetou test, PM32 et Poème de fridge 2. Voir tous les articles par Yéti-Hyène Saint-Prodige
