Je suis au bureau. Je vaque très peu à ce dont je dois vaquer.
Il y a quinze minutes : j’ai découvert Pochour (le moteur de la recherche s’est emballé et j’ai atterri ici).
Il y a douze minutes : j’ai lu très rapidement, en diagonale, avec un angle de plus de 45°, le Quoi C’est ? et le Q+R.
Il y a dix minutes trente : je me suis inscrit, prenant le risque du non-anonymat que procure l’utilisation de mon nom (aussi composé soit-il : comme si ça changeait quelque chose).
Il y a sept minutes : j’ai ajouté Pochour à mon lecteur de flux RSS, sans prendre le risque de lire quoi que ce soit. Je parle de risque. Parce que j’ai oublié d’écrire qu’il y a huit minutes, j’ai décidé de refuser l’influence de la première lecture. Je sens le besoin de plonger les yeux fermés.
Il y a quatre minutes : je suis allé me préparer un espresso. Bien fort, avec un peu de lait. Oubliant le bbbbjjjjjjjjjzzzzzzzz de la machine, j’ai réalisé que j’avais peut-être découvert quelque chose d’unique. Je prends la décision de n’en parler à personne.
Il y a trois minutes (peut-être deux) : j’ai commencé à écrire.
Et maintenant, immédiatement, très exactement là, j’
Jean-François Proulx, iconoclaste irrévérencieux. Dernières publications : Question, Quelle est la véritable valeur d'un «morceau de robot» ? et J'en ai marre des jeux typographiques composés par des amateurs. Voir tous les articles par Jean-François Proulx