J’écris cet article surtout pour mes archives… mais quelque part, j’espère que vous y trouverez votre compte !
25 juin 2007.
J’attends ma blonde qui est qqpart entre Chicoutimi et Montréal. Je viens d’avoir un appel de mon saxophoniste, on a eu 2 secondes de footage à l’illustre Mouton noir de la TV, TQS lui-même ! 2 secondes de notre show après celui de Marjo et j’sais pas qui d’autre !
Je me suis claqué le reportage complet dans l’espoir de nous revoir… en vain, mais ça disait qu’on manque de budget pour les festivités de St-Jean.**
2 secondes, 2 minutes… c’est trop court pour donner le pouls de toute manière.
LES PRÉPARATIFS : un tromboniste n’attend pas l’autre
L’an dernier on avait un tromboniste suppléant. Celui de cette année est donc suppléant du suppléant… vous suivez ?
Notre premier tromboniste s’appellait Bordeleau, le 2e a été baptisé Ringuette-Bordeleau et notre version 2007 améliorée se fait appeller (bien malgré lui) Gratton-Ringuette-Bordeleau ou une combinaison de certaines ou toutes les syllabes; avec un minimum de créativité, les possibilités sont déjà formidables !
Nous, on connait vraiment bien notre répertoire mais on organise quelques répètes et on booke un show pour mettre en forme Gratellette-Bordeleau.
La première répète, il est absent et a toujours tort.
La seconde, il a plus ou moins regardé ses affaires; la répète est bookée depuis un mois, ça pue.
Au show préparatif chez Clown Express (wow!), je me pointe déjà avec mon lot de doutes quand un parfait inconnu s’amène pour le test de son et m’annonce qu’il est le suppléant du suppléant du suppléant… vous suivez toujours ? Là ça pue pu, ça chie ! Je suis vraiment pas très content, rien contre ce gars-là mais je suis en beau fusil contre Grateleau ! Tant et si bien que j’envisage ne plus faire appel à ses services à ce moment-ci de l’histoire… mais rassurez-vous tout de suite, c’est maintenant un ami et je le ré-embauche n’importe quand !
Au test de son, on s’aperçoit que mon ampli est brisé… mais à chaque merde son remerde, je peux jouer pareil et l’autre guitariste a lui aussi ses problèmes, avec les pédales.
Somme toute, très bon show ! Merci au sub du sub du sub qui avait bien tchèqué les tounes.
LA TOURNÉE
Le premier show avait lieu le 20 juin à Sherbrooke. Sherbrooke, c’est LA meilleure place à date pour nos shows de bars ! On y va chaque année, le monde est cool et le show est bon : c’était parfait comme d’habitude. Et, fait étonnant compte tenu de ce qu’il avait montré, Bordeton a une attitude très professionnelle.
Aucun incident à signaler sauf le du char du drummer qui demandait un 6 litres d’eau sur le moteur au 100 km et la fille qu’on a vu se faire baiser les pattes en l’air sur une table de la terrasse en plein centre-ville de Sherbooke… trucs normaux de tournée quoi.
On avait une journée de congé à Montréal avant de repartir, ça cassait un peu le mood mais ça nous donnait encore plus envie d’y retourner. On avait l’air d’un chien qui a une croquette sur le bout du nez et qui attend la permission de la bouffer.
Deuxième show, deuxième départ. Le bassiste vient me prendre 30 minutes d’avance, le drummer a 30 minutes de retard… j’imagine que ça ce balance!? Mais bon, c’était long pareil. Le saxophoniste a la gastro, l’organisateur a oublié le chemin, on appelle nos blondes en catastrophe : c’est parti !
Le show a lieu a Lac-Etchemin devant une foule très très très modeste de 50 personnes sous un beau 10 degrés celcius avec une pluie froide; j’ai joué Dehors novembre comme jamais au paravant. Ma blonde arrive (comme prévu) en cours de show avec deux de ses amies, elles nous suivront pour la tournée, ça c’est chic !
Gratonneau a eu une rechute, lors du soundcheck, il nous demande : « est-ce que qqun a un lutrin? ». Est-ce que j’ai une tête a avoir un lutrin ? Est-ce que Bernard ou Robert ont des têtes de lutrin ? On le sait notre show!!! N’empêche qu’il est débrouillard Bordetonnette, il s’est fait livrer un lutrin en 5 minutes par un étranger !
La virée au bar fut respectable mais j’étais tranquille… j’apprends péniblement mon métier de chanteur qui m’interdit de boire et de parler après les shows; j’ai pas beaucoup parlé.
Lendemain, 23 juin. Show à Baie St-Paul. Ça a très bien été. J’ai eu de la visite de Bert qui est monté sur un coup de tête. Ma blonde mange les pretzels par terre. Le fun est au rendrez-vous.
Finalement, 24 juin, Chicoutimi. Notre Bassiste fête en même temps que le Baptiste, alors cheers mon Bernard ! Il vient du bout et il a de la famille dans le coin, sa blonde, ses enfants, sa mère, la blonde et la mère du saxophoniste et des amis de Graleauton s’ajoutent au cortège.
Le soundcheck est pénible. Je pense que mon ampli est rebrisé, ah non c’est mon fil. Le fil du bassiste pète, lui aussi. On s’entend pas bien dans les moniteurs, c’est long… mauvaise générale bon concert ils disent; tout un show en perspective !
Et ce qui devait se produire se produisit. Ce sont 3000 Saguenéens en délire qui ont chanté Gens du pays au milieu de La traversée du Lac St-Jean! Mais les oreilles de mon pote Gilles devaient siller car j’étais vraiment faux (je l’avais dit qu’on s’entendait mal!), une chance que le monde m’enterrait un peu.
Fin de vieillée dans la loge, je ressors ma guit et ce qu’il me reste de voix. On retourne à l’hotel, on jase, ça roule comme sur des roulettes (tousse), le soleil se lève, belle heure pour aller se coucher.
Aujourd’hui, on rentre dans 4 chars séparés, on fait du lavage, on somnole, on pense nos plaies, on soigne nos hémoroïdes, on mange des crudités, on boit de l’eau… on est fourbus mais vraiment heureux, c’est bon cette vie là! Vraiment.
** [À propos du fait qu’on manque de budget au Québec pour financer des événements, on a joué l’an passé sur une scène où Garou avait joué la veille, pas pour la St-Jean mais dans un gros festival; on a attiré 4500 personnes, on a chargé 2500$… Garou a eu 3000 personnes et a chargé 50000$.
C’est sûr que le gars vient avec son équipe technique, une limo, du bagage et des groupies. C’est sûr que Le Gars-Garou ne partage pas sa chambre (du moins pas sur le chèque), encore moins son lit pour la simple et bonne raison qu’il l’a fait avant d’être connu lui-même mais… faudrait p-ê un peu mieux doser.]
Mister Boy, c'est un égo grand comme ÇA dans des souliers trop petits... With Great Powers come Great Catastrophies. Dernières publications : Voter stratégique contre les conservateurs, Le sang dans les voiles et Quatrième tournée. Voir tous les articles par Mister Boy