À défaut de bien connaître les fameux six ours, je vous raconterai ici une anecdote amusante que l’article Entrevue avec six ours m’a remise en tête.
C’est le genre de truc où on se dit « y fallait être là » mais j’essayerai de rendre l’histoire assez fidelement pour qu’elle reste drôle…
Je suis en canot camping avec des amis pour une expédition de quatre jours.
Les néophytes l’ignorent peut-être, mais on se doit normalement de suspendre la nourriture et les vidanges à une branche d’arbre à l’aide d’une corde. Suffisament loin du sol, ça va de soi, mais aussi suffisament loin de la branche pour éviter que les petits animaux (mulots, souris, ratons, etc.) puissent sauter sur le sac, et suffisament loin du tronc pour que les plus gros (lynx, éléphants et surtout, les OURS) ne puissent pas grimper et attraper les précieuses vituailles.
Nous avons terminé le souper du premier soir et nous venons de suspendre les sacs de bouffe. Nous buvons du fort autour du feu en nous demandant quoi faire des barils étanches.
Ils sont trop lourds pour les suspendre et même si l’odeur peu peut-être traverser, ils sont certainement à l’abri des petits animaux (tamias, corneilles, lemmings, etc.). Reste donc le problème des ours.
On se dit qu’on pourrait mettre les barils près de la toilette à ciel ouvert et que l’odeur de crotte masquera surement l’odeur de bouffe.
On est à peu près tous d’accords sur l’idée à part quelques (fosses) septiques et on se met donc à délirer sur le thème de départ en sirotant notre whisky :
- On pourrait recouvrir la toilette de branchages, proposai-je plein de ruse et d’astuce avec un regard à la ronde pour les convives.
- Comme ça si l’ours vient, il va tomber dedans. D’ajouter Marc, comprenant l’idée et la complétant du même souffle.
- Ça va faire un ours plein de marde!!! De terminer Maxime, emballé par l’image de la scène finale.
Presque tout le monde se met à rire bruyamment et de bon coeur !
La copine de Marc nous regarde alors avec incompréhension et une lueur de chagrin dans l’oeil. Elle nous dit sans se moquer, comme si elle voulait absolument comprendre cette savoureuse blague :
- Je ne vois vraiment pas ce qu’il y a de drôle.
- Attends, je te ré-explique… de dire doucement Ludo avant d’enchaîner d’une voix de Plume Latraverse. UN OURS… PLEIN DE MARDE!!!
Y fallait vraiment être là, mais imaginez sa face quand on s’est tous remis à rire et qu’elle trouvait pas ça plus drôle la deuxième fois.
Mister Boy, c'est un égo grand comme ÇA dans des souliers trop petits... With Great Powers come Great Catastrophies. Dernières publications : Voter stratégique contre les conservateurs, Le sang dans les voiles et Quatrième tournée. Voir tous les articles par Mister Boy