Tout autour de moi les gens criaient les yeux en pleur. Certains restaient sur place fascinés par l’ampleur des dégâts alors que d’autres préfèrent se réfugier à l’intérieur de leurs maisons pour se recueillir en prière. J’aurais apprécié leur donner un coup de main, mais apparemment mon corps entier était recouvert et figé dans le béton.
Quelques enfants curieux et innocents qui ne comprenait probablement pas ce qui venait d’arriver vinrent me questionner pour savoir si j’étais toujours habillé ainsi de béton. Futilement, je leur rétorquai que je m’étais levé ainsi. Leurs regards vitreux et vides me permis de comprendre que cela n’étais probablement pas courant pour eux de voir un homme coincé dans un cube d’asphalte. Chacun d’entre nous avons nos journée où la peste loge tout au fond de gorge et nous sort froidement par la bouche. Pour ce faire, aujourd’hui, ma journée s’amorçait péniblement sous cette forme.
Dehors, le soleil crachait sans relâche et les trois gamins restaient devant moi sans dire un mot. Avoir eut la chance de me rendre à mon appartement, je leur aurais velontier offert un cola question de discuter autour de quelque chose d’un peu plus intéressant que d’un vulgaire caillou grandeur humaine. Quelques parents crièrent démoniaquement du haut de leur cadre de porte suppliant leurs enfants de rentrer immédiatement sans poser de question.
Vraisemblablement, le corps de ma femme et de mes deux enfants étaient allongés à mes côtés gisant dans une énorme flaque de sang d’un rouge vif. À nous voir dans cet état nous devions former une très belle famille. Ce matin, j’ai eu la chance d’embrasser la mort et de coucher avec elle. Corde, couteau et espoir d’un monde meilleur me permis d’atteindre ma liberté de primate.
Au loin, le rugissement des sirènes des polices semblaient se rapprocher de mon œuvre. Seul avec ma famille, j’étais fier. La mort ruisselait le long de mes doigts et je détenais des rivières de vie éternelle.
À suivre..
j'ai vomi du bacon et un odre de toast comme brunch pour mes grands-parent. Dernières publications : sourire de mouchoir, Neige d'automne et La pouliche du quartier. Voir tous les articles par Robert