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Les Worldover à neuf

par L'Enfant

Dès que la porte-double de la villa familiale eut claqué sous la violence de Monsieur Worldover, Margaret, toujours alliancée, s’effondra. Si les médias en venaient à se mêler de sa vie, elle serait méchouisée sur-le-champ. Elle héritait tout juste de la joie d’être enceinte qu’elle passait déjà pour une salope. La nourrice congédiée, Margaret prit la responsabilité d’élever seule son fils Robert et son mini-politicien tout frais, Jean. La vie maisonnéenne est aujourd’hui non-routinière et même presque mouvementée.

Peu de temps après la médiatisation de la maternité de l’amante du Président du pays, la nourrice obtint son 10% pour trahison paparazzicale. Jamais plus elle ne verrait Robert et jamais elle ne verrait le poupon déjà célèbre. Elle avait prise ses clics et ses claques accompagnées de bouillantes larmes. Elle refait éa présent sa vie en Alabama, comme caissière.

Charles Worldover, quand à lui, démissionna de son poste convoité de dirigeant-président-administrateur de sa très grandiose compagnie Ltée. Il claqua ensuite la grande porte de son énormité de maison briquée, clotûrée, potagée et golden retrivée pour se rendre sur un ilôt lointain et surpeuplé de palmiers. Il y refait maintenant sa vie, en compagnie de séduisants macaques et de ses beaux costards.

Pour Robert, rien ne changea, sinon qu’il avait maintenant une opinion : il détestait les bébés. Dès la naissance de son demi-frère, il passe seul ses journées dans sa chambre vitrée carrellée d’un échiquier. Il a aujourd’hui appris à réfléchir et trouve même ses parents un peu déplacés. Il amorce une difficile crise d’adolescence. Renfermé et isolé avec lui-même, il devient de plus en plus agoraphobe et se concentre sur les jeux vidéos. Il passe la plus claire partie de son temps à élaborer un logiciel pour jouer aux échecs en solitaire. En fait, seuls les gens du futurs savent qu’il est déjà un grand inventeur.

Charles Worldover,
Margaret F.Worldover,
Robert Worldover,
Jean F.,
le Président du pays et
l’ex-nourrice.

À suivre dans le prochain épisode mouvementé.

L'Enfant gazouille, babille, bamboche et galope avec ç q y p g j et tout ce qui a des pattes. Dernières publications : Du toi au nous, je te haimes., comme un ballOn et PM22. Voir tous les articles par L'Enfant

commentations

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 8:57 AM

Cool, j’aime.

J’aime beaucoup tes noms verbisés. goudess

Mister Boy – 2006.10.06 10:38 AM

J’aime vraiment bien le début de ta Saga Worldover.

En quelques paragraphes tu introduis des personnages intéressants et bien distincts, tu nous donne une idée de la vie de chacun et tu mets la table pour la suite… bel ouvrage.

Parce que j’ai aimé et que, après tout, les commentations sont aussi là pour ça, je me permets un commentaire long et audacieux.

C’est déjà bien écrit et t’as plein de bonnes idées de formulations mais j’ai l’impression que tu pourrais améliorer quelques détails au niveau de la langue pour rendre l’histoire plus punchée et fluide…

Je suis pas assez qualifié et méthodique pour reviser le texte au complet alors je te donne juste quelques exemples avec les temps de verbes. C’est bon d’être rigoureux que se soit dans une même phrase, un même paragraphe ou même le texte au complet.

Ex1 : Paragraphe 1, « s’effondra » et « prenait » auraient pu être au même temps de verbe, passé simple probablement.

Ex2 : Paragraphe 2, « Elle prit ses clics et ses claques en larmes et refait aujourd’hui sa vie… »
La structure de phrase fait qu’on s’attend à avoir le même temps de verbe mais c’est pas possible dans le contexte, je ferais deux phrases.

D’ailleurs, tu l’as fait toi-même au paragraphe suivant quand tu remets l’expression « refaire sa vie ». « Il claqua la porte… » et « Il y refait maintenant sa vie… ».

Ex3 : C’est là que ça devient vraiment intéressant et subtil !

Presque chaque paragraphe se déroule de la même façon : tu nous dis ce qui s’est passé à l’époque (passé simple, imparfait) et tu termines avec une seule phrase au présent pour qu’on sache ce qui arrive aujourd’hui.

Je sais pas si tu l’as fait sans trop t’en rendre compte ou volontairement mais c’est très cool et très efficace !

À cause de ça, j’hésite à la fin du 1er paragraphe quand tu dis : « La vie de la maisonnée est devenue non-routinière et même mouvementée. »

Si on se fie au pattern, on aimerait comprendre que « Aujourd’hui, la vie de la maison est rendue mouvementée » mais le paragraphe nous dit beaucoup plus que « À cette époque là, la vie de la maison est devenue mouvementée ». Tu vois ?

À cause de ça aussi, je me demande pourquoi le dernier paragraphe est différent ?

Il est inversé complètement, il commence avec une seule phrase au passé et le reste au présent !

Ça peut être par hasard… dans ce cas, il aurait dû être comme les autres pour continuer le pattern.

Sinon (j’espère!), c’est un coup de génie d’écriture qui nous laisse sous-entendre que les prochains épisodes parleront beaucoup plus de Robert que des autres personnages.

Avec la phrase finale « En fait, seuls les gens du futurs savent qu’il est déjà un grand inventeur. », ça devient crissement hot !

Là, j’ai expliqué toute la mécanique en détail mais ce qui me fascine des grands auteurs c’est qu’ils la font sans qu’on la voit.

Fais ce que tu veux de mon commentaire mais je pense sincèrement que tu peux nous amener encore une coche plus haut!

Mister Boy – 2006.10.06 10:41 AM

J’espère quand même que c’est clair pcq je me suis forcé.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 10:57 AM

Oui, tu m’as même fait relir le texte. T’es hot.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 10:58 AM

phoque. maigne* et relire*

Mister Boy – 2006.10.06 11:01 AM

Pis, tu penses-tu que l’Enfant peux nous amener encore une coche plus haut?!

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 11:07 AM

c’est hot, c’est comme is on chatait.

C’est clair. Des fois fois je fais l’enculé pis j’haïs tout le monde. Fuck, j’haïs encore l’enfant pour tout ce qu’il m’a fait vivre comme émotions. Mais je crois sincèrement qu’elle peut s’améliorer en travaillant ses textes plus. Je trouve qu’elle a une bonne imagination et des bons jeus de mots tirés de notre héritage de connaître les deux langues. Parce qu’il faut l’admettre, notre humour, comme celui de Boris Vian, est beaucoup plus près de l’humour anglais que français… veuillez le ou non.

Ainsi, ma réponse est définitivement oui.

L'Enfant – 2006.10.06 11:09 AM

Suite au commentaire très constructif du gentil Mister Boy, j’ai apporté quelques petits changements. À vous de voir… Et merci!

L'Enfant – 2006.10.06 11:10 AM

C’est drôle que tu parles de l’héritage des deux langues Ketch, parce que sérieusement, je suis nulle en anglais et j’y connais presque rien!

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 11:19 AM

Ce n’est pas grave Mme. L’Enfant. L’important n’est pas la connaissance de la langue, mais la construction particulière des phrases que les québécois utilisent. On a souvent tendance à dire que les Français utilisent beaucoup d’anglicisme, plus que nous. Si on parle de vocabulaire uniquement, on a raison, mais si on parle de grammaire, les quebecois font une quantité astronautique d’anglicisme.

Mais au-delà du réel et des fautes, la comédie québécoise est beaucoup plus près de la comédie anglaise que de la comédie française. Nos références sont pratiquement les mêmes et nous osons plus « inventer ». Je crois que c’est parce que notre langue (le quebecois) est plus tonique que le français traditionnel et que notre manque de vocabulaire précis est compensé par notre imagination à dessiner des phrases plus significatives, mais je vais exprimer ce point de vue plus tard quand je serai mieux backé. Seulement, je crois que dire « golden retrievée » vient vraiment de l’héritage bilingue des quebecois… en gros.

De tout le monde ici, je suis certainement celui qui écrit le plus près de l’humour anglais typique. Je ne parle pas de qualité, mais de style de punch. Je suis sûr que tu remarqueras les ressemblances à ton texte et que ça pourra peut-être éclaircir mon opinion.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 11:20 AM

oh, je suis aussi certainement celui qui fait le plus de fautes en écrivant.

Mister Boy – 2006.10.06 11:39 AM

Un coup parti.

La fin du 1er paragraphe ne sonne plus aussi bien qu’avant… qqch comme : « Depuis, la vie de la maisonnée est non-routinière… » serait by the book et vraiment sans équivoque.

L’autre truc dont je parlais est « La nourrice congédiée, Margaret prit la responsabilité ».

J’avais pas remarqué que la deuxième phrase du dernier paragraphe est au passé… ça contredit un peu mon analyse mais pas trop. Fais-en ce que tu veux.

Bonus : « Elle venait tout juste d’hériter de la joie d’être enceinte et passerait déjà… ».

Pour le reste, c’est les fautes d’usage.

Mister Boy – 2006.10.06 11:46 AM

C’est intéressant ce que tu racontes à propos de l’humour. Est-ce que j’ai un style plutôt français ou anglais?

L'Enfant – 2006.10.06 11:47 AM

Mister the professeur, merci. Je me sens comme une tite-fefille en secondaire 1, mais merci quand même. C’est constructif.

ë. – 2006.10.06 11:56 AM

Pour continuer ce que tu dis, Jo, tu n’as qu’à regarder la télévision. La plupart des émissions importées sont américaines. Notre contact avec la comédie se fait soit au niveau du canadien anglais ou soit avec nos voisins du sud avec leur sitcom ou tout le tra la la.

Quand tu regardes notre histoire, on a été colonisé par des français, mais les anglais ont rapidement voulu avoir le dessus.

On vit dans un environnement où l’anglais est omni-présent, donc c’est un peu normal que ça fasse quand même partie de notre culture.

C’est pas comme en France où ils sont 45 millions à parler le français et où la plupart des pays environnant parlent une autre langue.

Disons que la menace, comparé à notre cher pays québécois qui est entouré de 200 millions d’anglo, est différente.

Je dis menace, non pas que j’aime pas les anglos, mais plutôt cette attitude que l’on dénote parfois de vouloir écraser notre culture francophone pour la remplacer par la leur.

L’important, si on s’amuse à déconstruire la langue française dans un contexte anglophone ou autre( and god knows that i love to do it ) , c’est de le faire en étant conscient, parce que ça démontre qu’on a le choix, donc que nous sommes libres. Et que lorsque viendra le temps d’écrire dans un français impeccable, nous aurons la liberté de trouer des culs par notre absence de fautes et notre vocabulaire varié et approprié.

Bref, l’idée est de conserver la culture et l’univers franco tout en s’ouvrant à d’autres univers linguistiques. You know, question de s’amuser et de sortir de chez nous un peu.

French it.

L'Enfant – 2006.10.06 11:57 AM

Fautes d’usage, je ne pensais pas vous connaître à mon insu ! Déguerpissez avant de vous faire lapider ! Pfff…

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:00 PM

Je trouve que je me contredis si je dis que Mister aussi a un humour inspiré de l’anglais parce que j’ai tellement dit souvent que tu ressembles à Dard… qui lui même est français…

Mais sommes toutes, je trouve que oui. Tu ajoutes une forme d’imagination absurde (absurde est un mot que je déteste parce qu’il a beinne trop été galvaudé à toutes les sauces…) qui te rapproche des anglais. Ce n’est pas un absurde en général, c’est un absurde de création de situations invraissemblables, mais palpables… Contrairement aux français qui ont tendance à considérer qu’un gros en robe est absurde alors que c’est vraiment juste cabotin. (note, ils ont d’autres points forts que je ne citerai pas ici, par souci de concision).

Sinon, je crois qu’on ne peut y échapper vraiment car on a grandi avec tellement de références américaines et anglaises. Et si je dis que j’écris beaucoup avec un genre anglais, c’est que, un peu comme toi Mister, j’écris pas mal comme une ébauche du style de Woody Allen adaptée. Mes autres grandes références sont les Monty Pythons et Mordecai Richeler… alors tu vois le genre…

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:01 PM

… je ne dis surtout pas que c’est mieux. Mon point est vraiment qu’on le sent dans la littérature québécoise.

Même le nez qui voque rappelle plus Holden Coffield que n’importe quoi de France que j’ai lu.

Mister Boy – 2006.10.06 12:04 PM

Ouain, j’avais peur du ton professoral…
mais c’est un commentaire d’écriveux à écriveux, en toute bonne foi et parce que j’ai aimé ton texte !

J’ai essayé de le formuler comme j’aimerais qu’on le fasse pour un de mes textes.

L'Enfant – 2006.10.06 12:05 PM

Est-ce que c’est parce que mes textes sont poches qu’il y a toujours une tonne de commentations ? C’est la théorie de Ketch… Pas la mienne…

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:07 PM

ë :

  1. Tu m’as appelé Jo!!! oookayyy
  2. Oui, tu viens de me trouer (comme dans casser) grave. J’avoue que ce que je racconte évoque un peu mon « abandon » de la langue mère par rapport au conquisiteur. Seulement, de choix, et je le crois, en connaissance de cause, je sais que j’apprécie cette particularité de la langue québécoise qui la rend distincte de la langue française. Peut-être le dosage y est-il actuellement juste à mon aise, probable. Je ne serais jamais un chevalier de l’Académie.. Déjà qu’ils ne voudraient jamais de moi même après mille ans d’études alors…
Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:08 PM

Haha l’Enfant. Non, c’est un bon texte, selon moi. Je crois que tu viens de créer un précédent. Et en une si courte période !

Mister Boy – 2006.10.06 12:11 PM

Ketch.. pas ici, par souci de (cir)concision.

C’était plus fort que moi.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:12 PM

Mister Boy… ton profess(sex)oral

C’était une pulsion de cave.

L'Enfant – 2006.10.06 12:13 PM

Édouard m’a donné une de ses mains d’argent. Qui veut se faire circoncir ?
Je suis efficace pour ce genre de boulot ! Laissez-moi votre nom et je vais vous réglez ça moi!

Mister Boy – 2006.10.06 12:14 PM

Woh meunute. Ça va vite ces petites commentations là. Je perds le fil.

L'Enfant – 2006.10.06 12:15 PM

Prend le fil d’Ariane, il réussit toujours à nous faire sortir du labyrinthe.

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.06 12:16 PM

Ok, j’ai fini de travailler.

er.

fèque… c’est ça. Je m’en vais et ma ville de Guinglange ne crois pas à l’internet… je vais tenter d’en profiter pour vous pondre un petit texte ce weekend (parce que la « fin de semaine », ça fait vraiment pas french.

Peace out.

tamé – 2006.10.06 12:20 PM

Pochour.com plus fort que Messenger

Décourageant de lire tout ça-

Mister Boy – 2006.10.06 12:22 PM

Héhé. Bien bonne Ketch !

En passant l’Enfant, as-tu vraiment besoin d’être rassurée sur la qualité de tes textes?! Come on.

J’ai pas aimé des blattes (je ferai même pas de lien vers l’article tellement je suis fin) mais tous les autres ont un petit ou un gros qqch.

L'Enfant – 2006.10.06 12:26 PM

Je suis écourée de me faire dire que non j’suis pas grosse. Merci de me le dire que les blattes te foutent le cafard. C’est ça que j’voulais entendre, enfin.

31 commentations en 3h30 par 3 personnes et 2 quarts. Malade. Je dégobille.

Föv Tuchte – 2006.10.06 12:34 PM

Si ça te décourage de lire des commentations qui sont loin d’être aussi insipides que ce que deux personnes peuvent se dire sur Messenger, fais juste ne pas les lire.

tamé – 2006.10.06 1:33 PM

Je n’ai pas comparé le contenu des ces commentations avec ce qui peut ce dire sur Messenger, j’ai juste fais le saut de voir 30 commantations en 3h30. Je n’ai pas dis aussi que je n’était pas tenté de les lire c’est juste…. hey chu tu entrain de me justifier moi là!?
Manges donc mon…

Mister Boy – 2006.10.06 1:35 PM

…tofu?

Föv Tuchte – 2006.10.06 2:38 PM

…pain?

L'Enfant – 2006.10.07 3:59 AM

Tout plein de pochouriens saouls, c’est plutôt marrant ! Je dors en souriant !

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.09 5:23 AM

1 million de commentations en 3 quarts d’h. ça c’est qqchose!

T.tranquille – 2006.10.09 3:51 PM

Le texte se veut peut-être une version pop du cynisme anglais dont tous les référents seraient issus d’une culture de masse ultra américanocentriste.
Par contre, l’utilisation de la narration et la structure propre au conte ne réussit ni la parodie, ni le renouvellement de la forme. Ce manque de maîtrise des genres littéraires que l’auteur tente de surpasser, de critiquer ou de mettre en boîte laisse le lecteur dans un « à peu près » déplaisant.
Le débat linguistique sur la teneur du français québécois dépasse la portée du texte, mais est très intéressant.
Le bilinguisme n’existe qui si deux langues ont pour les locuteurs un statut identique, qu’ils puissent ainsi les pratiquer indifféremment sans concurrence ni conflits.
Le mythe du bilinguisme au Canada est idéal : la langue anglaise étant perçue comme prestigieuse à travers le monde. Si l’on ajoute à ce mythe des arguments terroristes du genre « nous sommes entourés de 200 millions d’anglophones » on y retrouve les raisons québécoises d’être fier d’une langue dominée. Cette séduction amène le québécois à accepter et à aimer le travestissement de sa langue. Et la langue içi n’échappe pas à la condition globale des québécois.
Cette argument est tiré d’un texte de Miron intitulé Décoloniser La Langue.
De prétendre aujourd’hui que l’on est au même point qu’il y a 40 ans quant à la condition québécoise est provocateur, voir rétrograde, mais pertinent. L’évolution du français québécois reflète, je crois, l’évolution de la conscience identitaire québécoise.
French it ou hang-liche it, peu importe si l’on est conscient du contexte et de l’impact de notre choix.

e. – 2006.10.09 5:17 PM

Je seconde.

T.tranquille – 2006.10.09 6:27 PM

À mon avis, l’emploi de « golden retrievée » vient de l’héritage de colonisés des québécois… en gros

Jocelyn (ketch) bissonnette – 2006.10.10 4:29 AM

Quelque chose me tracasse pourtant. À l’époque de Miron, la littérature publiée était généralement plus institutionalisée et les textes étaient écrits dans un Français plus près de celui provenant du vieux pays… quoique Miron, c’est encore un peu tard… disons au début du siècle. (avant l’Hexagone).

Je me demande pourquoi, à l’ère de l’internet et de la démocraitsation de l’infromation, les tournures de phrases et les structures de texte sont pratiquement les mêmes que celles de la littérature anglaise. Les euphémismes constituent maintenant les plus grands punch des oeuvres. Ce que l’on considère comme étant l’esprit n’est plus la même chose (Dieu merci) qu’à l’époque. La bonne répartie est calcable d’un épisode de Friends où le rythme prend plus de place que l’essence du commentaire. Du fait que j’habite présentement en France, je peux constater que l’humour français n’a rien à voir avec l’humour québécois contemporain (je parle des bonnes affaires… y’en a) mais ressemble toujours à l’humour des vieux gags des débuts de radio-canada.

Pour conclure, et je le fais en traitant encore de l’humour, je crois que la popularité montante au cours des dix dernières années de groupes comme les Chick’n swell ou simplement d’humoristes à monologues sans personnages indique une brisure avec la conception traditionnelle française de l’humour. De plus le déclin des anciens comme le magazine Safarir ou des gagster (haha,je viens de l’inveter) comme Dany Turcotte qui rit de ses blagues (très french) indique aussi un ras-le-bol des vieilles références. Il faut l’admettre, nous sommes plus assimilés que nous le croyons. Heureusement que nous avons toujours cette béquille qu’est notre vocabulaire pour nous laisser croire qu’on sait encore marcher.

Mister Boy – 2007.05.02 11:03 AM

Je serais mûr pour la suite de ce texte, merci.

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