Ce n’est pas qu’il n’y a plus de place, c’est qu’elle est toute prise. La place – ou l’espace, c’est selon votre version des faits – est occupée à se faire remplir.
Les complexes industrio-pharmaceutico-porno-militaires font office de sphincters géants, expulsant de leurs entrailles moult constructions mécanico-électronico-informatico-médico-caoutchouco-macromaçonniques, en plus d’une quantité inouïe de commodités pétrochimico-domestiques dont même l’expansion de l’univers n’arrivera plus à contenir d’ici quelques demi-siècles.
La situation ne peut/veut plus durer, mais nous ne pouvons/voulons plus l’arrêter.
Nous vivons à l’ère des convergences, des ingérences, de l’indigence agencée au goût du jour. Il n’y a plus d’abondance : que famine et/ou gaspillage. Nous sommes friands d’actualités, d’anecdotes, de romans savon, mais peu nous importe de ce qu’il advient, à l’étage au-dessous, au moment même où l’on se parle, de nos voisins immédiats.
Il n’y a pas encore péril en la demeure, quoi que… la Chine et l’Inde merci bonsoir !
Gérard Manlussa n'a rien à lui.