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De la fausse fiction

par Vert Platine

C’est parti d’un lapsus.

« […] fausse fiction […] »

C’est un peu décontextualisé, mais sérieux c’est pas vraiment important.

Ok.

On peut commencer par la question « Comment est-ce qu’on peut faire une fausse fiction? »

Pour faire une fausse fiction, faut définir c’est quoi une fausse fiction.

Qu’est-ce qu’une fausse fiction ? Est-ce que la fausse fiction existe ? Peut-elle exister ?

Il faut quand même répondre à la deuxième et la troisième question avant de pouvoir répondre à la première question. Comment arriver à définir quelque chose si cette même chose n’existe pas.

Mais, est-ce qu’on peut définir quelque chose qui n’existe pas ? Avec certitude ? Qu’est-ce que l’existence ?

Désolé, ça a glissé.

La fausse fiction n’est-elle rien de plus que deux négatifs qui s’annule étant donné l’état déjà faux de la « fiction » en ce sens qu’il n’est qu’une représentation conceptualisée de la réalité par un sujet pensant doté d’une subjectivité propre à lui-même et relative à une multitude de facteurs tout aussi divers que son âge, son sexe, son lieu de naissance, ses croyances, etc.

Vert Platine c’est comme un méta-mutant, mais en mieux.

commentations

Vert Platine – 2005.10.02 10:36 PM

(site cave)

Alors, on disait, parce que nos élans de créativité sont freinés par l’administration bureaucratique, ma foi, relativement très simiesque des lieux environnants ne cesse de nous foutre des 2X4 dans les chevilles.

Donc si ça s’annule, c’est rien. Un peu comme divisé 3 par 0. Ça fait error.

Vert Platine – 2005.10.02 10:39 PM

Une fausse fiction, par élimination, c’est un documentaire vrai.

Un documentaire vrai.

Bâtard, on est pas sorti du bois. Tu j’te paradoxe?

Rasta – 2005.10.02 11:16 PM

C’est comme une fausse amitié, dans le fond…
C’est comme quand tu parles à une personne au téléphone et que quelqu’un d’autre, en arrière, crie après toi pour t’inviter à une soirée et te dit : « Viens ! Viens ! Ça va être le fun, Come on, on va tripper! » et qu’après, quand tu arrives dans la dite soirée, cette même personne qui semblait si enthousiaste te dit que « allo » de la tête pour retourner à sa conversation, ma foi, tellement plus intéressante.
Il me semble que des « faux amis », ça existe pas,… c’est pas mal paradoxal, entre toi pis moi.
Alors, est-ce de l’amitié?

Föv Tuchte – 2005.10.03 1:48 PM

Non, c’est de la négligeance avec du manque de discernement ainsi qu’un soupçon de refoulement je dirais.

Au sens où l’option d’aller voir ledit ami a été négligée, Peut-être que la conversation était vraiment, sa foi, tellement plus intéressante, voire vitale, cruciale ou capitale et ça tu ne le sauras jamais car (voir point 1) tu n’as pas été voir ton « ami ». Puis les sentiments comme ça naissent, dans la plupart des cas (99% avec +ou- 1% d’erreur), d’une fabulation personnelle entraînée par une émotion (et/ou un sentiment qu’on refoule envers quelqu’un ou une situation). À ce sujet, voir le fabuleux texte de Föv Tuchte intitulé « De la fabulation cérébrale basée sur des éventualités possibles (http://pochour.com/reflexions/de_la_fabulation_cerebrale_basee_sur_des).

En bout de ligne, il reste aussi le simple «on a du mal se comprendre en kek part pis on va régler ça avec 2 ou 3 phrases pis du gros bon sens » sauf que ça s’avère souvent une solution trop simple et efficace pous des esprits humains torturés, comme les nôtres, à tous les jours par le mysticisme qui coule et coule et recoule dans le flot incessant du quotidien de la vie de tous et chacun.

Pour ce qui est des « faux amis », ça existe pour vrai. Les faux amis ou les trahisons du vocabulaire anglais (Vuibert 1928), désignent les mots d’étymologie et de forme semblables, mais de sens partiellement ou totalement différents. Ex. : angl. actual = fr. réel, fr. actuel = angl. present.

Sinon, une personne qu’on considérait un (ou une) ami et qui se vire de bord en partant avec notre mère, le chien de notre enfance pis les meubles en trahissant notre confiance, c’est quelqu’un qu’on pourrait probablement qualifier (par définition) de « faux ami ».

Rendu là et même nous sommes déja allés trop loin, il faudrait définir quelques termes et notions. À commencer par ami et amitié.

Puis faudrait savoir si le fait de pas avoir traiter un (ou une) ami soupe-au-lait et d’humeur maussade aux petits oignons pendant une soirée de temps nous rend coupable d’un des crimes les plus horribles de l’humanité et nous étampe au burin chaud avec 3 peircings sur une foune l’étiquette d’ami faux pour le restant de nos jours…

Parce qu’un faux ami, ça s’approche d’une fausse fiction. Quelqu’un qui nous a dit qu’il était notre ami, mais qui nous joue dans le dos (ou autres situations que je vous laisse imaginer) c’est un peu comme un film qui nous a dit qu’il serait une fiction et qu’après coup on se rend compte que c’est un show de chaises poche avec un animateur à chier qui se fait applaudir quand y ramène une question préparée depuis deux semaines avec la seule face qu’il est capable de faire.

Même « trahison », mais les conséquences (et/ou implications) sont radicalement différentes. Dans un cas, on parle de causes humaines et sociales tandis que dans l’autre on parle de genres cinématographiques.

Faut faire attention avant de comparer (et/ou juger) gratuitement et à l’emporte-pièce des choses (et/ou personnes) du genre puis les catégoriser pour l’éternité.

Relativisme chers amis, relativisme, toujours.

Ou quelque chose de mêgne.

Émilie H – 2005.10.04 10:55 PM

De la fausse fiction c’est comme un texte joué par Yohann Afstrom… trop de move de bras pour qu’on embarque.

ë. – 2006.03.17 12:19 AM

Vert platine ?

C’est quoi ça ?

gab – 2006.03.17 10:42 AM

fuck you avec ton méta-mutant.
laisse les mutants tranquilles.
ta cousine

Rase ta rate – 2006.03.17 3:39 PM

Gab, je veux mon livre.

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