Assise dans le bus.
Je me demande.
Et si la personne à mes côtés était quelqu’un qui pourrait modifier le cours de ma vie ?
Et que, par distraction, parce que j’ai la tête ailleurs, je passais à côté d’une rencontre mémorable.
Peut-être, en fait, que si j’avais vraiment à vivre quelque chose avec cette personne là, je ne serais pas assise à ses côtés à penser à autre chose et ne pas avoir envie d’intéragir d’une quelconque manière.
Assise dans le bus.
Je me dis.
Que les bonnes personnes, on les rencontre au bon moment. Et que si j’ai la tête qui divague, c’est qu’il doit y avoir une bonne raison. Qu’on est disponible à entendre quand on fait le choix d’écouter ce qui nous est dit.
Reste que.
Je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il y a sans doute des tonnes de gens autour de moi avec qui je pourrais vivre des moments heureux , qui pourraient m’apprendre sur la vie ou simplement me faire rire.
Et que parce que j’ai la tête ailleurs, je manque des occasions de partager un regard qui brille.
Assise dans ce bus.
Je réalise que ces pensées ne sont qu’une course sans fin. Un échappatoire à des désirs inassouvis.
J’accepte candidement de partager ce trajet de bus avec tous ces gens qui resteront des inconnus, avec qui je n’échangerai pas un regard ou un sourire.
Parce qu’au fond, à cet instant, je réalise que je n’aurais envie que d’une chose très simple.
Une petite boule de chaleur dans mon lit.
Je suis moi, toi et tous les autres aussi. Dernières publications : En ce jour d'érection, one + one = three et G.Roberge. Voir tous les articles par ë.