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Pensées éparses II
Rainettes, Amitié, Suède, Sciences, Chiens de prairie.

par Canette Premier

Je suis constemment tiraillé entre le désir de dormir et celui d’écrire. Il me semble d’ailleurs que si je me livrais plus régulièrement à la deuxième activité je m’en trouverais vainqueur.

Mais le sujet de ce texte est tout autre.

Je voulais aborder le thème des rainettes. Vous savez, ces petites « grenouilles » plutôt aérodynamique et colorées, dont certaines sont enduites d’un poison toxique à la plupart des prédateurs. ( Le pouvoir secrets des animaux, p.20 ) Et bien, j’en ai jamais vu. Peut-être est-ce aussi votre cas, sûrement, enfin, bref, pas d’importance.

Il y aurait, vous avez deviné, bien d’autres choses à dire sur les rainettes; j’arrête ici. Car sous ce thème à l’apparence futile, se cache le vrai thème de mon intervention : l’amitié.

Vous savez sans doute que les relations amicales sont souvent houleuses. En l’occurence, qui est mieux placé qu’un ami pour vous faire du mal, pour venir titiller ce qu’il y a de plus fragile en vous ? Une rainette ? Non, un ami. Les amis ont un double tranchant : autant ils peuvent être d’un support indispensable dans les moments difficiles, autant ils peuvent être d’une méchanceté sournoise dans d’autres circonstances. Tout comme l’amour peut se muter en haine, l’amitié peut se métamorphoser en lama poilu qui vous crache au visage au moindre moment où l’on s’en attend le moins.

Je crois avoir fait le tour du sujet et j’aimerais bifurquer vers un autre thème, soit celui de la Suède. La Suède est un pays scandinave reconnu pour cinq choses : IKEA, ABBA, la vodka Absolut, Mats Sundin et bien sûr le groupe Ace of Base (les plus grand succès : i saw the sign, all that she wants, don’t turn around, devrait vous rappeler les étés de votre adolescence). Mais passé ces préjugés, on y trouve un peuple ma foi fort sympathique ouvert sur le monde et qui aime à cuisiner des tartes au pommes les jours de semaines et à en offrir à tout le monde. J’ai le plaisir d’accueillir chez moi une Suédoise, sans être blonde aux yeux bleus comme on serait en droit de se l’imaginer, donne envie de visiter ce coin de pays qui nous ressemble plus qu’on le croit, et où le taux de suicide est plus bas qu’en Finlande, par exemple, ce qui réduit en effet le risque de s’y suicider advenant un séjour prolongé. Voilà pour la suède.

Dans un ordre logique, vous l’aurez deviné, vient le thème de la science. Il semble que la science soit victime d’une grande impopularité dans certaines couches où sous-couches ou même certains groupuscules très sélect de la société. Quand je dis science je parle des sciences exactes, qui regroupes les sciences pures et expérimentales, et j’exclu les sciences humaines qui sont tout aussi intéressantes mais beaucoup plus subjectives et impondérables, et dont plusieurs hésitent à qualifier de science. Tel le héros du texte Et autres nouvelles, certaines personnes voient en la science une interprétation immuable de l’univers et de la vie, comportant des règles et des dogmes fastidieux auxquels il faudrait se soumettre pour y avoir accès, alors qu’il s’agit du contraire. La science est un champ ouvert où la libre pensée est de mise, et qui demande à être constamment questionné par des esprits fins et rigoureux. Il ne faut pas oublier qu’historiquement la science est indiscernable de la philosophie et même de l’art, tant la créativité y occupe une place prépondérante.

Lorsque je dis que j’étudie en biochimie, beaucoup de gens ont ce genre de commentaire : « tu vas travailler pour des osties de multinationales qui crossent le monde avec leur pilules » ( Camille Fournier, hier, 21h40 ). Ou bien, ils affichent un air bêtement admiratif en voulant dire : « C’est sérieux ton affaire… »
Tandis que moi, je ne fais que m’intéresser au phénomène de la vie du point de vue de la matière, c’est quand même légitime comme choix, non ? Enfin bref.

À bientôt, lâchez-pas les textes métaphysiques, ça fait des criss de bons maux de têtes.

Ah oui, chiens de prairies.

Canette Premier est plus populaire que Mario Pelchat au Liban. Dernières publications : G Roberge refait surface, L'Enfant gagne du terrain et L'ADN à hélice gauche. Voir tous les articles par Canette Premier

commentations

Föv Tuchte – 2006.01.17 8:25 AM

Merci.

tamé – 2006.01.17 9:23 AM

J’aime beaucoup ce que tu écris Premier.

Tu sais mon cher, tu n’est pas obligé d’aller au Costa pour voir des rainettes (sans vraiment savoir si on en trouve là-bas), tu peux seulement aller faire un tour au biodôme……ok ok, peut-être qu’en sortant de là ta conscience sera mal en point d’avoir vu des pauvres petits animaux condamnés à perpétue dans un environnement plastique, mais bon au moins tu pourras dire que tu en as vu. Je sais, à travers une vitre c’est pas pareil, mais on s’entends pour dire que de toute façon ces rainettes, on les regarde juste, on touche pas.

Et pour les chiens de prairies, je connais pas beaucoup mais je sais qu’ils peuvent très féroces quand tu les nourris, comme tout bon animal sauvage. Ils ont une tête très sympathique, ils sont plutôt marrant quand ils se tiennent sur leurs pattes, mais putain qu’ils te font peur quand ils tentent de te croquer un doigt.

Et en passant, moi j’adore quand tu parles de sciences. Je me mets en bobettes et on se fait une soirée?

Rase ta Rate – 2006.01.17 9:43 AM

Pour les amis, tu as absolument raison. Pour la Suède, je rêve d’y aller depuis mon adolescence. La science me fascine, moi qui y comprend rien. Quant à la biochimie, je n’ai rien à en dire.
C’est cool de te revoir, en tout cas.

ë. – 2006.01.17 10:39 AM

J’adore.

Tu passes d’un sujet à l’autre habilement et j’ai trouvé ça bien amusant. Je trouve que c’est très bien écrit, brillant, même. Ouh yeah, it’s shinin’.

Et, je partage ton point de vue sur la biochimie. On peut être fascinée par la vie de différentes manières que ce soit par l’infiniment petit ( la science ), l’infiniment grand ( la métaphysique ), l’infiniment compliqué ( la sémio ), l’infiniment complexe ( la nature ) , l’infiniment expressif ( les arts ), l’infiniment pure ( la vérité ), l’infiniment beau ( la mer ), l’infiniment infini ( l’univers ), l’infiniment loin ( les voyages ), l’infiniment métaphysique ( Dieu ), mais bon, l’essentiel, c’est d’être fasciné par quelque chose et d’y trouver la vie dans ce qui nous allume.

Et les chiens de prairies, ça c’est hot.

Föv Tuchte – 2006.01.17 10:39 AM

Le cul de Canette, chère Tamé, appartient légalement, aux dernières nouvelles du moins appartenait, toujours, au Japon elle-même. Tes bobettes de garçon, un tant soit peu sexy car flirtant avec l’homosexuel caché en Grospet, ne pourront qu’arracher à Sir Premier de minces sourires de gêne du replis de son pantalon.

N’empêche que le texte suait un sentiment qui me transpirait les veines depuis quelques temps et, j’ose croire, que je n’étais pas le seul à chercher un déshumidificateur à cette que calor hace hoy. Si l’on en fait une exégèse longue et chaude, il s’avère nécessaire et superflu, tant le texte que l’idée, d’y consacrer des analyses rhétoriques.

L’absurde potentiel objectif de Bidon Dernier nous ramène bien vite à la joie joyeuse et l’aberrante situation (débordante de jell-o) dans laquelle nâgent nos pitoyables existences depuis quelques lunes. Se donner des coups de clavier sur Pochour.com, c’est moyen.

Or, Canette Premier, je t’aime.

Föv Tuchte – 2006.01.17 10:41 AM

Ou l’infiniment subjectif…

ë. – 2006.01.17 10:41 AM

Live sur Pochour. yeah.

Étienne Després – 2006.01.17 11:28 AM

C’est un beau choix de sujets, Canette, j’aime la transition habile entre la Suède et la science.

Vive la science, mais que je te voie pas travailler pour des osties de multinationales qui crossent le monde avec leur (sic) pilules.

Föv Tuchte – 2006.01.17 11:50 AM

Sans la science, je me demande de quoi Pochour.com aurait l’air.

Étienne Després – 2006.01.17 12:13 PM

Bonne question. Six ours?

Doright Ofbut – 2006.01.17 12:17 PM

Faudrait trouver un moyen illogique de programmer…

Doright Ofbut – 2006.01.17 12:19 PM

Comme si pochour était l’expression d’un monde utopique et surréaliste

tamé – 2006.01.17 12:45 PM

Il ne l’est pas déjà?
…pcq j’ai entendu dire que ce sont six ours qui font la programmation – mais yen a toujours 2 ou moins qui font toujours rien – Qu’est-ce que la science ne ferait pas pour se faire remarquer…

Föv Tuchte – 2006.01.17 2:11 PM

Elle ne ferait pas six ours. Évidemment, voyons, ça prenait pas six ours pour penser à ça.

ë. – 2006.01.17 2:19 PM

Les 6 ours, c’est des pandas, des ours noirs, des grizzlis , des ours en peluche, des ours dans le nez , des ours de nombril, des ours de mer, des oursons, ou des ours imaginaires aux couleurs éclatées ? C’est ça, que je me demande.

Föv Tuchte – 2006.01.17 2:26 PM

Des ours.

(lire des ours, point)

ë. – 2006.01.17 2:38 PM

Pourquoi pas des chiens de prairie, par exemple ?

Étienne Després – 2006.01.17 2:39 PM

Pauvre Canette. Son texte ne méritait pas ça. Excusez-moi d’avoir mentionné six ours.

Föv Tuchte – 2006.01.17 2:53 PM

Six ours est une des mentions les plus honorables qu’un texte peut recevoir…

Si j’avais un auteur à qui je devais remettre la mention plus qu’honorable qu’est le Six Ours, je pense qu’en tête de liste il y aurait (avec je ne sais trop qui) Sir Canette Premier.

Au pire on peut juste ramener la discussion sur le fait que ce texte se mérite nettement plus de commentations qu’un poème… ou pas.

D’ailleurs, Canette, quand tu auras fini ton Post-doc en Suède sur le poison bio-chimique tueur de chiens de prairie qui parsème les rainettes et leurs ami(e)s, veux-tu m’épouser?

Canette Premier – 2006.01.17 11:41 PM

Sept ours, au pire.
hmmm, non c’est weird.
Six ours.

Merci pour vos commentaires, le Six Ours, tamé en bobettes, la demande en mariage de Föv, et les autres gentil commentaire qui me lèche dans le bon sens, etc.

Je vous dédie ce poème.

Poème.
Poème de poème.
Tu m’inspires.
Rivières de chiens de prairie.
Marionnettes en forme de salle de bain.
Sur ton épaule.
Pochour oui, mais pochour.
Chour.
Shhh.
Sh.
Je vous aime.
…….

Canette Premier – 2006.01.17 11:42 PM

Sept ours, au pire.
hmmm, non c’est weird.
Six ours.

Merci pour vos commentaires, le Six Ours, tamé en bobettes, la demande en mariage de Föv, et les autres gentil commentaire qui me lèche dans le bon sens, etc.

Je vous dédie ce poème.

Poème.
Poème de poème.
Tu m’inspires.
Rivières de chiens de prairie.
Marionnettes en forme de salle de bain.
Sur ton épaule.
Pochour oui, mais pochour.
Chour.
Shhh.
Sh.
Je vous aime.
…….

Melvin Van Peebles II – 2006.01.17 11:48 PM

Ah, la poésie…
La biologie est une science récente. Elle est issue de la combinaison de deux sciences complémentaires, la biochimie et la génétique. La biochimie traite des objets qui constituent le vivant, et se trouve donc être une étape très partielle mais importante lorsqu’on veut comprendre ce qui fait la vie, à savoir un ensemble de relations entre objets. Aussi, bien que j’aie eu le souvenir de la barque de Delphes – cette barque dont les planches s’usent une à une, bientôt entièrement renouvelée mais toujours la même – comme métaphore du vivant, je commençai par faire l’étude poussée de quelques uns des objets de la biochimie. Cela me permit de comprendre la nature de l’univers des objets de la biologie moléculaire, et de me familiariser avec les échelles spatiales, et les dynamiques qui leur sont associées. Après cette période initiatique, je me formai à la génétique, et je constituai le thème de ma recherche future, l’analyse du comportement collectif des gènes chez les bactéries.

Föv Tuchte – 2006.01.18 8:59 AM

Chiens de prairie.

Organo – 2006.01.19 11:56 AM

c’est une bonne raison pour dire n’importe quoi, la métaphysique…c’est vaste

Canette Premier – 2006.01.19 1:32 PM

oui

Yéti-Hyène Saint-Prodige – 2006.01.21 11:33 AM

Le texte est à la fois béton et léger, subterfuge littéraire que seul mon ami (secret, pour éviter les affiliations sémantiques douteuses) Canette peut réussir à appliquer haut la main, comme ci de rien n’était. Je lève mon chapeau, baisse mon pantalon, et te crache comme un lama poilu le plus sincère de mes morceaux de robots. Comme du make-up sex.

Pour ce qui est du Six Ours, je l’ai dèjà décerné à ma grand-mère en guise de Doctorat Honoris Causa pour son oeuvre familiale et artisanale qui persiste et dure toujours; à travers les dédales de la modernité, elle a compris qu’une paire de bas de laine tricotée ou une couverture de laine tissée au métier à tisser, ça impressionne toujours, et beaucoup plus qu’encore beaucoup de choses.

Mais j’ai quand même offert une mention spéciale audit Canette, qu’il risque de recevoir d’ici quelques heures, par courrier recommandé. C’est en fait une invitation pour le gala des Six Ours de 2008, qui se déroulera à Bromma, en Suède, ville natale de Mats Sundin.

Canette Premier – 2006.01.23 10:15 PM

yesss jvais mettre ma plus belle robe

Pochour.com est habillé par la Commission-Jeunes du Parti Libéral du Québec