J’ai le goût d’écrire une histoire, un texte, n’importe quoi. J’aimerais ça raconter quelque chose… Mais.
Absence de bruit, d’agitation.
Sinon que le bourdonnement incessant des moteurs des machines qui m’entourent.
Fait de ne pas parler, de se taire.
Je crie, mais dans mes rêves.
Se taire.
Je fixe les touches du clavier en me disant que le syndrôme de la page blanche n’existe plus vraiment parce qu’on est toujours devant quelque chose de relativement très bien rempli maintenant, que ce soit une interface de site web, l’interface de Word ou de n’importe qu’elle autre logiciel bloc-notes qui peut exister. Bref, en bout de ligne y’a pas vraiment de « page blanche ».
Sans un mot, sans faire de bruit.
On s’endort vite dans ces conditions là. Ou on fait faire un saut à un ou une amie. Moins souvent à un inconnu, c’est moins bien vu.
Sans rien exprimer.
Sinon, on réfléchit longtemps. Mais souvent quand on réfléchit longtemps on finit par s’endormir.
Non-acte par lequel on laisse inévitablement entendre sa pensée, ses sentiments, du moins en partie et à l’occasion, sans les exprimer formellement.
Je pense, donc j’exprime.
Secours.
Comme dans veste de sauvetage pour manchot naufragé ou traducteur permanent pour anglophobe névrosé… Y’a aussi le phare qui guide le navigateur dans la tempête, un fidèle classique en temps de crise lorsque le temps pour les loisirs se fait rare et plus particulièrement lorsque celui-ci part en vacances avec sa meilleure amie : Nuit-de-Sommeil Complète.
Action de venir en aide, de porter assistance à quelqu’un qui se trouve dans une situation difficile, pressante.
Comme dans fermer sa yeule au bon moment pour pas mettre quelqu’un encore plus dans marde. Comme dans rencontrer la bonne personne au bon moment qui dit les bons mots dans les bonnes phrases pis tsé t’es tellement convaincu que c’est la bonne bouche avec la bonne voix qui le dit pis c’est le bon son que tu entends avec tes bons tympans pis ton gros bon sens qui est parti depuis un bon bout de temps.
Parole.
Des fois c’est celles de Luc De La Rochelière.
Expression verbale de la pensée.
Des fois on s’en passerait.
Silence.
Dodo. Petit somme. Gros somme. Petite sieste. Endormitoire de cours. Blanket entre un aquarium pis du filage, T-Bone avec un sweet bruit de fond pis la main dans ses culottes ou Bob les bras croisés en souriant. Position fœtale.
Silence.
Dialectique.
Activité cérébrale.
Silence.
Repos.
Silence.
Question de rester dans le muet, on se risque à faire parler les autres :
« C’est fou la vie. »
Fou. Complètement fou.
Troisième d’une famille de quatre enfants, Föv est en fait une des tétines de Paul Francoeur. Dernières publications : L’église magique, There is a light et Rectal duplication. Voir tous les articles par Föv Tuchte
