Vivre avec organicité, organes de vie.
Il n’y a pas de passage en soi, ils ne se font que chez les autres.
On se reconnaît chez les autres, dans une sorte de rituel, de règles qu’on a lu quelque part dans le scénario du réel, dit bonjour à la dame mon garçon.
Vos cadences ne sont même pas les vôtres avides stressé-e-s du monde, vous vous transformez en machine, ho pardonnez-moi, reprogrammez-moi bienheureux rédempteur.
Plusieurs machines ne sont que des instruments de contrôle de masse : la télévision en chaînes, la tondeuse en gazon, la voiture-béton, le rouleau à peinture-uniforme, la carte de créditez votre vie, l’horloge moi bien cette employée.
Renvoyer le passé et le futur là où ils doivent être, au présent. Détruire, abandonner les trucs, les vieilles habitudes, les valeurs qui ne nous ont pas fait du bien. Coups de bâton sur la morale du contrôle.
Laisse couler, tu pourrais te faire emporter dans un tourbillon d’horizons sans cesse s’empilant en nouvelles expériences, de nouveau du cassage de clôtures, de barrières.
Le futur commence maintenant, se construit. Le futur que nous bâtissons sur terre est celui du travail éternel, les cadences accélérées, du masque à gaz comme accessoire de santé, du jeux vidéoez votre vie, mangez ma poudre aux yeux, l’avenir du poisson mort qui flotte gentiment dans mon lac, des gazons plus verts que ceux du stade, une nouvelle génération monsieur, 100% adaptée génétiquement à la pollution globale de la vie.
Nous sommes touristes et étrangers sur notre propre terre. Le touriste n’est que de passage, il contemple, on lui a bien tracé son chemin pour ne pas rencontrer trop d’indigents et de putes sur son chemin, sauf si c’est bien sûr son désir.
Masquer le réel, défense de passer, police, privé, bordel, chien méchant en manque d’affection.
L’individualiste à fait son bout de chemin sans jamais se libérer totalement, je ne s’est jamais réconcilié à nous. Nous n’existons que par des structures qui ne favorisent que moi. Nous ne sommes jamais unis que pas la somme des unités, le nombre comme groupe social revendicateur d’argent virtuel. Je progresse, nous mourrons.
Les personnes en présence n’ont que rapport dans les images du nous individualisé.
Le privé est politiquement publique, l’hypocrisie n’est qu’affaire personelle.
Vivre aux battements de son cœur, théoriser le présent, l’intensité à la dilatation des pupilles, j’aime me caresser devant le miroir, quand je m’aime dans mon authenticité je vais vers les autres par curiosité.
Fixer ses pupilles longtemps est une expérience troublante mais combien bénéfique. Quel est ce regard que je lance à moi ? Écouter son cœur, c’est rare, c’est tellement bruyant tout le temps, c’est pourtant mon rythme primaire. Sentir sa peau c’est touchant, on se confirme dans nos sensations.
De l’amitié comme relation première de société. Égalité, respect, partage, acceptation, si on est tanné de se voir, si on se querelle, on retourne chez soi pour décompresser et arranger ça. Pas de « on se casse les pieds à se voir la gueule tous les matins ».
Le producteur global de présent doit cesser de faire les auditions et la distribution des rôles. Le voyage commence hors des itinéraires.
Un joli sourire. Des rires. Une joie. L'ironie d'être seul en soi, ne pouvoir être que soi. J'ai remonté la falaise en me plantant. Ça laisse des blessures, mais on apprend. On grandit, on vieillit, on décrépit et on aime ça (du moins on peut). Dernières publications : Les drogues, Écriture automatique 1 et Ce ne sont que fabulations. Voir tous les articles par JoDoo