Ha ! Cette toute puissante science. Celle avec qui je jouais étant jeune, faute d’avoir la faculté de me faire beaucoup d’amis.
Je viens de lire un article en lien sur la merveilleuse page de sortie de Hotmail. Et puis toute cette science m’écoeure. Cet article en tant que tel n’a rien de méchant, il est même gentiment indiqué à la fin que l’amour ne peut se résumer qu’à une suite de réactions chimique… C’est déjà ça.
On a brûlé beaucoup de « sorcières » au nom de la Sainte-Science, à l’époque sanctifiée par l’Église. On tuait des femmes qui souvent étaient des guérisseuses par les plantes et les techniques ancestrales mais éprouvées, testé par les générations qui les précédaient. Il ne sagissait pas de leur science, à tous ces monsieurs qui aimaient faire des saignées, technique de l’Antiquité, pour réquilibrer les humeurs.
On tua par la même occasion un savoir beaucoup plus indépendant et proche de la nature que la science et la médecine moderne qui germait dans les pièces sinistres des premières universités.
Le siècle des Lumière se présenta comme le point de départ du progrès, sous la nouvelle Sainte lumière de la rationnalité nouvellement défénie. Le capitalisme avait besoin pour émerger de descendre la promesse du ciel sur terre. Les intellos de ce siècle ont fait le sale travail et ont sacralisé leurs propre méthodes d’interprétation du monde. Si bien que la science est maintenant incontournable, on la présente comme immuable et elle est effectivement partout. La science et le rationalisme structure parfaitement la quasitotalité de l’espace social.
J’ai déjà lu quelque part, dans un livre écrit par un prof de psycho au CÉGEP de sherbrooke, que la technique première de mesure de la science est de procéder par reflet. Exemple qu’il donne : la température qu’indique le thermomètre est un reflet de certaines propriété que la matière adopte dans certaines conditions. Le mercure prend de l’empleur avec la chaleur. L’être humain s’est fixé une manière de mesurer, avec une échelle de mesure. Mais cette mesure même n’est pas absolue, elle est construite et artificielle. C’est une manière d’interpréter. Et c’est justement ce point fondamental qui semble maintenant oublié dans de vieux tomes de reflexion épistémologiques, de reflexion sur la science.
Le reflet ou le système d’interprétation du réel créé de toute pièce par la science encore si jeune à l’échelle de l’humanité se veut maintenant la seule façon de vivre le monde. Le reflet se réifie et dirige le monde. La solution à la famine dans les pays en voie de développement est évidemment de produire plus de vivre avec l’agro-industrie, ou bien réaliser les prochaines téméraires semances génétiquement modifiées et non tout simplement laisser les terres aux peuples qui vivaient peut-être moins grassement avant, mais de façon autonome. Et justement, l’aspect que la science trouvera toujours un remède aux maux civilisationels, les films de science fiction en sont une belle démonstration, cet aspect de foi sans fin et de lendemains qui chantent est directement issu de la pensé progressite des lumières, pensée que Marx n’a pu échaper, l’idée selon laquelle demain il fera plus beau, que l’industrie nous aidera à créer des temps libres, que la médecine éradiquera un jour toutes les maladies, que la vie éternelle c’est pour dans pas trop longtemps.
Cette science si arrogante me semble indissociable du système économique qui en profite, le capitalisme. Cette science l’alimente tous les jours en nouvelles façon détournées de rediriger le problème à une autre place, amortir les conséquences dévastatrice sur plusieurs années et trouver des façons de développer un désastre écologique de domination des écosystèmes de façon durable. Tout pour finalement ne pas avouer qu’il faudrait arrêter de produire des journaux tout simplement parce que tuer un arbre pour se mettre au courrant de la pièce de théâtre de l’échiquier mondial, c’est absurde (je sais, j’ai la mauvaise habitude de simplifier un peu trop les choses).
Mais bon, je me suis fait interrompre mon envolée par le téléphone faque je finis le plus simplement du monde avec toute la réaction que je suis capable en tant que réactionnaire de gauche décomposée qui existe finalement pas vraiment dans l’absolu et je dis : Fuck la science!
Un joli sourire. Des rires. Une joie. L'ironie d'être seul en soi, ne pouvoir être que soi. J'ai remonté la falaise en me plantant. Ça laisse des blessures, mais on apprend. On grandit, on vieillit, on décrépit et on aime ça (du moins on peut). Dernières publications : Les drogues, Écriture automatique 1 et Ce ne sont que fabulations. Voir tous les articles par JoDoo