La membrane plasmique, unité structurale qui entoure la cellule et définit ses frontières, permet de maintenir les différences fondamentales entre le cytosol et le milieu extracellulaire. À l’intérieur de la cellule eucaryote, des organites possèdent aussi une membrane plasmique permettant de conserver les caractéristiques entre le contenu de chaque organite et le cytosol. Cette membrane est parfois qualifiée de semi-perméable, car elle est très perméable à l’eau tout en étant relativement imperméable à d’autres substances. Les gradients ioniques de part et d’autre de la membrane, établis par les activités de protéines membranaires spécifiques, peuvent être utilisés pour synthétiser de l’ATP, actionner les mouvements transmembranaires de certains solutés, ou pour produire et transmettre des signaux électriques dans les nerfs ou les cellules musculaires (Alberts, 2004). Toutes les membranes biologiques possèdent une caractéristique commune, soit qu’elles sont constituées d’une bicouche lipidique de 5 nanomètres s’épaisseur (Alberts, 2004), truffée de protéines intégrées (intrinsèques) ou superficielles (extrinsèques). On dit que la membrane est dynamique et fluide (le modèle dit en mosaïque fluide est celui qui est admis aujourd’hui), car ces protéines ainsi que d’autres molécules peuvent se déplacer dans le plan membranaire. Le double feuillet lipidique s’oppose au passage de la plupart des molécules hydrosolubles, et une grande partie du transport de substances s’effectue par les protéines spécialisées. Donc, de manière générale, la perméabilité de la membrane envers une molécule est dictée par sa nature (taille et hydrophobicité) et par la présence dans la membrane de protéines de transport.
La double couche de lipides qui compose la membrane (50% de sa masse) doit sa structure aux propriétés spécifiques des molécules lipidiques qui s’assemblent en une bicouche dans un environnement aqueux, même dans de simples conditions superficielles (Alberts, 2004). Les phospholipides sont le type de lipide le plus abondant dans la membrane. Ils sont constitués d’une tête hydrophile polaire composée de choline, de phosphate et de glycérol, et de deux queues hydrophobes (hydrocarbonées) non-polaires qui sont des acides gras, l’une des queues est saturée et l’autre insaturée. Dans l’eau, ces lipides se positionneront de manière à minimiser l’énergie libre, c’est-à-dire qu’ils coinceront leurs parties hydrophobes entre les têtes hydrophiles de manière à éviter le contact entre l’eau et les queues non-polaires. Ce caractère amphipathique de la bicouche définit sa perméabilité relative à diverses substances. La bicouche est plus perméable aux petites molécules polaires non chargées (eau, urée, glycérol) qu’aux grosses molécules polaires non chargées comme le glucose; et encore moins perméables aux ions tels Na+, Cl-, Ca2+, Mg2+(Alberts, 2004). Des protéines spécialisées interviennent donc pour le transport de plusieurs substances essentielles.
L’hémolyse peut être définie comme la réaction de gonflement de la cellule suite à un choc osmotique dû à une concentration ionique hypotonique à l’extérieur de la cellule, ce qui crée une accumulation d’eau dans le milieu intracellulaire. (Karp, 2004) En effet, l’eau pénètre dans la cellule pour rétablir l’équilibre normal entre les concentrations externe et interne. À un certain niveau de gonflement, la membrane devient poreuse (petits trous de 20 à 50 nm – Alberts, 2004), et, dans le cas des globules rouges, le hyaloplasme riche en hémoglobine s’échappe, laissant la membrane plasmique intacte (souvent appelée fantôme ou ghost d’érythrocyte). Ce phénomène permet d’obtenir une préparation purifiée de membranes d’hématies. On peut observer l’hémolyse à l’œil nu car lorsque l’hémoglobine s’échappe des globules, elle se dissout dans le milieu hypotonique, ce qui atténue la couleur rouge opaque du sang : la solution devient transparente (Leterrier, 1989). Le phénomène inverse s’appelle plasmolyse et se produit chez les cellules végétale; l’eau sort de la cellule qui se contracte (il n’y a plus de pression de turgescence), et la membrane cytoplasmique se sépare de la paroi cellulaire. Au niveau de l’hématie qui ne comporte pas de paroi cellulaire, des crénelures se font dans la membrane plasmique et le volume de la cellule diminue. Le gonflement ou la contraction des globules dans des milieux légèrement hypotoniques ou hypertoniques ne sont généralement que temporaires (Karp, 2004). Par exemple, dans un milieu hypotonique, les cellules se rétablissent en récupérant des ions du milieu.
Canette Premier est plus populaire que Mario Pelchat au Liban. Dernières publications : G Roberge refait surface, L'Enfant gagne du terrain et L'ADN à hélice gauche. Voir tous les articles par Canette Premier