Parmi les êtres les plus vicieux qui jonchent cette planète, citons bien sûr et un peu platement les hommes politiques coupables de crime contre l’humanité (Bush, Sharon, Hussein, Milosevic, et autres), suivi de près par les employés du service à la clientèle de Bell Canada, suivi de près par les cols bleus Montréalais qui mangent des smoke-meats en continu. Par contre, il existe une entité moins visible et dont le mécanisme de reproduction est tout-à-fait scandaleux. Ces choses ont le mérite de ne pas être vraiment vivantes, à la frontière du vivant/non-vivant en fait, et je viens ici de dévoiler qu’il s’agit d’un virus, qui est un parasite obligatoire. Sûrement que les virus vous laissent indifférents, je vais donc faire une petite analogie.
Supposons que vous marchez dans les bois à la recherche de petits fruits pour faire une confiture. Comme vous n’en trouvez pas, vous décider d’abandonner le projet quand tout-à-coup vous tomber sur une pousse d’ail-des-bois. Que de bonheur, vous croyiez que l’ail-des-bois était mort d’extinction. Vous la cueillez, et vous trouvez qu’il fait bon vivre après tout. C’est alors que sans crier gare, une bibitte vous pique, une genre d’araignée à long cou avec 4 pattes et une tête en icosaèdre. Ah lala, vous vous dites, ça m’apprendra à cueillir de l’ail des bois. La bibitte meure sur votre bras et sa carcasse tombe à vos pied. Peu importe, vous vous dites, et vous retournez au chalet.
Tout ça pour dire que sur le chemin du retour, vous vous sentez un peu bizarre. Puis vous gonflez progressivement et votre corps explose pour laisser s’échapper des milliers de clones de la même petite bestiole qui vous a piqué.
Bon, le concept a déjà été vu au cinéma, par exemple Alien se reproduisait un peu comme ça mais en seulement une copie.
Les phages (diminutif de bactériophages, « mangeurs de bactéries ») sont des virus -parasites obligatoires- des bactéries. Ils ne s’attaquent pas aux cellules humaines, juste aux bactéries.
Ils se composent simplement d’une longue molécule d’ADN entortillée à l’intérieur d’une enveloppe de protéines. Le tout a schématiquement l’allure que voici.
Leur mode de reproduction est franchement vicieux, prudes s’abstenir.
Je vais entrer dans les détails et ceux qui ne supportent pas que l’on parle de choses impossible à voir à l’oeil nu devraient aller voir ailleurs des affaires d’art visuel songé.
Alors le phage s’agrippe de ses pattes à la paroi de la bactérie, et y perce une cavité pour y injecter son long ruban d’ADN. Une fois la molécule d’ADN à l’intérieur de la cellule (bactérie = une seule cellule), cette molécule porteuse de l’information génétique commence son travail, aidé par les enzymes et autres mécanismes de régulation de l’hôte. Vous savez peut-être que l’ADN, ultimement, exprime les caractères génétiques par la synthèse de protéines diverses qui sont à la fois les outils et les éléments structuraux de tout organisme, donc cela est vrai pour les humains (cellules eucaryotes, comme dans tous les organismes ou microorganismes plus évolués)) mais aussi pour les bactéries (cellule procaryote, moins complexe).
Donc, l’ADN est transcrit en plusieurs ARN, et celles-ci sont traduites en protéines. Ici je vous rapelle que nous sommes toujours dans la bactérie, pas ailleurs. Celle-ci ne se rend compte de rien bien évidemment. Les protéines s’assemblent pour former le corps des nouveaux phages, et l’ADN copié est enroulée dans ces nouveaux virus pour former une armée de clones du premier phage qui lui n’existe plus vraiment vu qu’il a injecté son ADN, tsé y en a plus. Mais il n’est pas mort vu qu’il n’était pas vivant.
Tout ça pour dire que la bactérie explose (pas vraiment en fait, elle est juste détruite par lyse) et que des milliers de phages en sortent et s’agripperont à d’autres bactéries, blablabla.
Après avoir pris connaissance des phages j’ai voulu partir ma collection de vêtements à l’effigie de phages avant de me rendre compte que c’était déjà fait par une nerd de l’Alberta.
J’ai aussi découvert qu’un homme de race noire en tenue d’été accompagnée de deux jeunes femmes, l’une arborant un t-shirt de basket (je crois) de New York #20 et l’autre un t-shirt mauve à l’effigie d’un phage aimaient, dans leur temps libre assembler des phages à l’aide de ballons allongés. Franchement dégoûté, je me désintéressai des phages par peur d’être recruté par le dangereux Bacteriophage Ecology Group. (Non mais regardez-moi ces têtes de phagistes ! Steve Abedon est mon idol)
Pour terminer voici une authentique micrographie de phage . Fou hein.
La prochaine fois je vais écrire sur d’autre chose et vous aller capoter. Je voulais remercier Fov de s’être ennuyé de mon écriture et sans qui je serais en train d’écrire pour d’autres journaux de jeunes journalistes prometteurs online. J’espère que vous allez prononcer le mot phage à voix haute au moins une fois en ayant la réflexion suivante : est-ce qu’un jour des entités non-vivantes mais bel et bien terrestre prendront le contrôle de la planète sans raison, juste par qu’ils peuvent ? Moi ça me fait peur.
Canette Premier est plus populaire que Mario Pelchat au Liban. Dernières publications : G Roberge refait surface, L'Enfant gagne du terrain et L'ADN à hélice gauche. Voir tous les articles par Canette Premier